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Séries The Fosters : L’exemple d’une famille indestructible

The Fosters : L’exemple d’une famille indestructible

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Un coup de blues ? Du 18 au 24 mars, l’équipe de Critictoo revient sur des séries qui fond chaud au cœur et qui mettent de bonne humeur : les séries feel-good.


Parfois, il n’en faut pas énormément pour faire d’une série au concept simple un véritable coup de cœur. C’est un peu le cas de The Fosters, création de Peter Paige et Bradley Bredeweg pour la chaîne Freeform.

Durant cinq saisons, l’histoire se concentre sur la famille Adam-Foster composée des deux mères Lena (Sherri Saum) et Stéphanie (Terri Polo), de Brandon (David Lambert), l’enfant biologique de Stéphanie issu de son précédent mariage, et des jumeaux adoptés Mariana (Cierra Ramirez) et Jesus (Jake T. Austin puis Noah Centineo). Le quotidien de la petite maisonnée se retrouve rapidement bousculé quand Stefanie et Lena décident d’accueillir Callie (Maia Mitchell) et son petit-frère Jude (Hayden Byerly).

Si la série joue des codes typiques du drame adolescent et familial, avec ses nombreuses histoires d’amour entrecroisées et ses situations aussi diverses que variées, il n’y a pas à se méprendre, The Fosters s’évertue à rendre son propos intelligent avec des arcs narratifs plus engagés. Il est vrai que l’équipe créative s’amuse souvent des attentes du spectateur, tirant la carte de l’ascenseur émotionnel, mais rattrape rapidement les facilités scénaristiques avec des instants intimistes crédibles et émouvant.

Cela contribue grandement au plaisir de suivre la série. Le fait de voir les différents personnages évoluer dans un contexte qui a du sens et qui est engageant à plusieurs niveaux permet de rester impliqué mais surtout, de ressentir une forte empathie. The Fosters donne parfois le sentiment que tous les problèmes du monde s’abattent sur cette famille, mais s’en sert pour que chaque épreuve délivre une leçon positive.

Il est évident qu’il ne s’agit pas là de la simple raison pour laquelle cette série, malgré des erreurs parfois agaçantes, conserve son esprit « feel good ». Les relations tissées entre les membres de la famille Adam-Foster, plus que les drames qui les bousculent, sont ce qui marque véritablement. Entre fraternité, maternité et amitié, The Fosters joue habilement entre les unités et thématiques pour construire des fondations à toute épreuve. Il est peut-être vrai que la série attire pour ses problématiques de société, mais c’est bien pour les échanges entre Mariana, Callie, Brandon, Jude, Stef, Lena et Jesus qu’elle force à rester.

Et d’une certaine manière, c’est tout ce qu’on lui demande. De pouvoir faire rêver à sa manière, sans renier le message qu’elle cherche à transmettre. En s’appropriant les codes du drame adolescent, plus qu’en cherchant à les rendre originaux, la série est parvenue à créer l’émotion et faire mouche.

La série est peut-être arrivée à son terme il y a un peu moins d’un an, elle a laissé derrière des souvenirs qui mettent du baume au cœur par le traitement de ses personnages et ses histoires parfois simplistes ou clichées, mais toujours touchantes. Ce qui donne d’autant plus envie de découvrir comment Callie et Mariana conjuguent hors du cercle familial, dans la série Spin-off, Good Trouble.

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