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Séries The Hot Zone: Anthrax Saison 2 : Une chasse au terroriste qui passe à côté de son potentiel

The Hot Zone: Anthrax Saison 2 : Une chasse au terroriste qui passe à côté de son potentiel

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The Hot Zone Saison 2 Anthrax - The Hot Zone: Anthrax Saison 2 : Une chasse au terroriste qui passe à côté de son potentiel

Après une première saison qui revenait sur l’arrivée du virus Ebola sur le sol américain dans les années 80, la série anthologique The Hot Zone se tourne dans sa saison 2 vers l’affaire des lettres à l’anthrax qui fit les gros titres dans le monde entier juste après les attaques du 11 septembre.

Ainsi, l’histoire débute quelques semaines après la chute du World Trade Center. L’Amérique est frappée par un autre acte de terrorisme lorsque des enveloppes contaminées au bacille du charbon sont envoyées en Floride, à Washington DC et New York, emportant cinq vies et causant la panique dans le pays.

Agent du FBI spécialisé en microbiologie, Matthew Ryder (Daniel Dae Kim) est convaincu qu’il s’agit d’une autre attaque et se lance à la poursuite du terroriste responsable. Rapidement, il se heurte à des murs politiques et à des preuves qui inséminent le doute dans son esprit. Peut-être que le coupable a des motivations qui lui échappent.

Se composant de 6 épisodes, The Hot Zone : Anthrax prend donc la forme d’une grande enquête policière sur fond de terrorisme. Avec les attaques du 11 septembre en toile de fond, l’histoire se retrouve à explorer comment cette affaire de lettres empoisonnées fut utilisée pour justifier l’invasion de l’Irak.

C’est en tout cas un des éléments qui se jouent en arrière-plan qui donne à cette saison une certaine pertinence. Néanmoins, l’angle n’est pas spécialement creusé, étant réduit à expliquer la pression que ressentait l’agent Ryder. Celui-ci n’existe pas dans la réalité, il a été créé pour aider à raconter cette histoire vraie. Il est là pour que le récit soit continu, mais cela ne veut pas dire que les scénaristes n’avaient pas à lui donner un peu d’épaisseur.

Daniel Dae Kim est un acteur solide. Il fait une bonne tête d’affiche pour un tel projet. Cependant, il n’apporte rien de substantiel au rôle. Sa fonction est d’expliquer les enjeux et de nous tenir la main jusqu’à la fin. Il ancre l’intrigue dans un contexte et n’en sort jamais. Il n’est rien de plus qu’un flic de série de plus et son interchangeabilité empêche The Hot Zone : Anthrax de trouver l’humanité qui était nécessaire pour élever son histoire au-dessus du lot.

Ce type de séries « True Crime » pullule dorénavant sur le petit écran au point que cette saison 2 aurait pu être ajoutée à l’anthologie Manhunt sans que cela surprenne – la différence est que cette dernière cherche à mieux comprendre les motivations des personnages, autant les policiers que les criminels. The Hot Zone est néanmoins proposée par National Geographic et, en raison de cela, on était au moins en droit de s’attendre à quelque chose de plus étoffé sur l’aspect scientifique. Là encore, nous ne faisons qu’effleurer la surface.

Il ne reste alors que Tony Goldwyn qui, avec le rôle du scientifique Bruce Edwards Ivins, nous livre une performance intéressante, navigant entre l’irritant collègue de travail et le danger public sur le point de commettre le pire avec une aisance qui élève le matériel qu’on lui a offert. Ivins est devenu le suspect numéro 1 dans l’affaire et il fut probablement le coupable — même si certains doutes planeraient toujours à ce sujet. Dans la série, il donne un visage à la peur que l’équipe créative peine à faire transpirer du côté du FBI.

Au final, The Hot Zone : Anthrax raconte une histoire vraie de manière relativement didactique et sans générer d’étincelle. Les éléments importants sont là, mais ils ne sont jamais employés pour nous proposer autre chose qu’une intrigue policière aux ressorts dramatiques familiers. Les libertés créatives qui sont prises ne servent pas à rendre l’ensemble mémorable et le résultat est donc suffisamment convenable pour ne pas ennuyer, mais pas assez pour que ce thriller laisse des marques.