The Old Shows - Saisons précédentes Autres Pays Those Who Kill (traque en série) : une série policière un peu trop ordinaire

Those Who Kill (traque en série) : une série policière un peu trop ordinaire

Those Who Kill Traque en serie - Those Who Kill (traque en série) : une série policière un peu trop ordinaire

Après ForbrydelsenBroen et Borgen, Arte poursuit dans la série danoise avec Den som dræber (son titre original), ou Those Who Kill sur la scène internationale, rebaptisée Traque en série en français.

Cette fiction policière remontant à 2011 est une création d’Elsebeth Egholm et Stefan Jaworski qui suit une unité fictionnelle de la police de Copenhague spécialisée dans des enquêtes autour de tueurs en série. L’histoire met avant tout en avant la collaboration entre la détective Katrine Ries Jensen et le profiler Thomas Schaeffer.

Cela ressemble donc sur papier au show anglais Wire in the Blood, un parallèle qu’il est difficile de ne pas faire surtout que chaque intrigue est développée sur deux épisodes. Ce n’est pas une comparaison vraiment bénéfique pour la série danoise qui se montre très vite sur un plan technique plutôt limité, malgré un certain travail de l’image évident pour créer une atmosphère particulière.

De toute façon, Those Who Kill souffre avant tout d’un manque de personnalité important au départ à cause d’une première histoire trop conventionnelle. Elle présente deux figures principales qui se veulent torturées à leur façon pour donner du cachet, et elle ne parvient pas à travers le travail d’enquête ou le point de vue du meurtrier à forcément enrichir son récit. Au contraire, on se retrouve face à un tueur en série dont il n’est pas compliqué de deviner les agissements, surtout que quelques poncifs du genre seront exploités pour faire monter les enjeux. Le problème est que l’on connait à peine les personnages et que la fin est trop évidente, ce qui fait fortement baisser la tension.

Heureusement, Those Who Kill va parvenir à s’affirmer quelque peu avec les deux affaires suivantes pour réussir, si ce n’est à donner envie de s’investir, au moins à doter l’ensemble de quelques qualités qui peuvent justifier un visionnage.

Une fois l’introduction passée, un véritable travail s’effectue pour trouver un équilibre entre le développement de Katrine et de Thomas et celui des tueurs en séries qui doivent marquer l’esprit. Les traumatismes de la première viennent ainsi souvent se confondre avec ce qui se déroule dans l’enquête, à un degré variable. Thomas s’impose avant tout comme étant un homme nourrissant une sorte de fascination pour ceux dont il dresse le profil. Il est alors capable de prendre des routes dangereuses pour arriver à un résultat. Les deux possèdent un passé marqué par des évènements sombres qui, une fois explicités, permettent de mieux les cerner et les comprendre. Le duo reste assez efficace, développant sa propre dynamique, Katrine ayant clairement besoin de l’aide de Thomas pour certaines choses.

Si Those Who Kill opte pour suivre le tueur, c’est certainement pour intensifier sa partie plus psychologique et instaurer une dose de suspense autour du moment où le coupable sera attrapé. Pour autant, cela n’en est pas une règle, l’intrigue en prison (la troisième histoire) plongeant Katrine et Thomas dans un environnement qui se montre étouffant et où différentes sortes de tueur se côtoient, de l’homme manipulable au véritable psychopathe.

À ce stade, la série semble avoir clairement trouvé son rythme de croisière, et aura affirmé un style où ceux qui aiment se pencher sur la nature sombre du tueur pourront toujours y trouver quelque chose à un certain degré. Those Who Kill, même si elle s’améliore, souffre sans conteste d’un début assez peu engageant et trop prévisible qui a de quoi rebuter et, malgré quelques qualités, qui ne se distingue pas suffisamment.

http://youtu.be/Iw-_DTPzz94

Those Who Kill (traque en série) est diffusée sur ARTE les vendredis à 20h50 du 11 octobre au 15 novembre 2013.