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Dans la saison 4 de Vikings, l’hiver n’arrive pas assez vite à sa fin

Vikings Saison 4 - Dans la saison 4 de Vikings, l'hiver n'arrive pas assez vite à sa fin

Voilà 4 épisodes maintenant que la saison 4 Vikings est lancée. Il a neigé, ce qui n’est pas surprenant dans la contrée nordique. L’hiver n’est cependant pas synonyme de conquêtes. Après l’attaque de Paris, il était évident que les choses se calmeraient un moment dans ce domaine, même si on pouvait s’attendre à un retour de Ragnar (Travis Fimmel) dans le Wessex pour venger les siens qui furent massacrés. Cela dit, il faut patienter jusqu’au printemps pour espérer la moindre aventure de l’autre côté de l’océan.

Michael Hirst nous a habitués à faire des bonds temporels. S’il a décidé que cette quatrième saison devait se dérouler pendant une période de calme, c’est probablement parce qu’il avait des histoire particulières à raconter qui ne nécessitaient pas que le sang coule.

Malheureusement, comme cela était déjà en partie le cas durant la seconde moitié de la troisième saison, le récit est de plus en plus haché. On alterne entre Kattegat, Hedeby, le Wessex, Paris et Bjorn qui affronte un ours en pleine nature.

A ce stade, il s’agit plus d’un assemblage de vignettes qui forment difficilement un tout, plus que d’une période d’exposition. Hirst s’éparpille, visiblement persuadé que ce qui se passe par exemple du côté des anglais a besoin d’être étoffé. Paris a le mérite d’avoir Rollo (Clive Standen) pour offrir quelque chose dans lequel on peut s’investir un minimum.

Le souci est surtout que Ragnar a toujours été la force qui tirait Vikings vers l’avant. Ses ambitions, ses explorations philosophiques, géographiques ou bien religieuses captivaient. A présent, il parait attendre que tous ceux qui veulent lui prendre son trône se décident à faire quoi que ce soit. Sans Athelstan (George Blagden), il s’ennuie et être forcé de punir Floki pour ses actes malavisés a visiblement entaillé encore plus profondément son enthousiasme naturel. Il n’a simplement plus personne.

Après trois épisodes à naviguer d’un pays à un autre, d’un village au suivant, l’hiver se fait pesant. Heureusement, deux nouvelles distractions font finalement surface. D’un côté, il y a Yidu (Dianne Doan), une esclave chinoise qui parait avoir en elle ce qu’il faut pour intriguer Ragnar. Ensuite, il y a King Harold Finehair (Peter Franzén) qui arrive à Kattegat en proclamant qu’il veut récupérer le trône.

Avec la saison coupée en deux parties de 10 épisodes, il est un peu regrettable qu’il faille approcher de la moitié de la première fournée pour voir enfin s’affirmer des figures en apparence capable de redynamiser Vikings.

Le souci avec une série dépeignant une vie si rustre est qu’il y a des morts et, après trois saisons, ceux qui sont partis ont laissé derrière eux un trou qui peine à être bouché. Personne ne remplacera jamais Athelstan et il serait ridicule d’espérer le contraire, mais Michael Hirst tarde à adresser le problème que cette absence cause dans les dynamiques du show. Même si cela était inévitable, avoir en plus séparé Rollo du reste n’a clairement pas aidé.

Concrètement, Vikings a réellement besoin de trouver un nouveau souffle, de retrouver ses élans épiques et son sens de l’aventure. Les passages dans le Wessex ou à Paris sont de bien maigres excuses pour remplir des épisodes si Ragnar et ses hommes ne sont pas là pour pimenter la situation.

La bonne nouvelle est donc qu’entre Yidu, Harold Finehair, mais aussi Bjorn qui arrive au bout de son périple et Rollo qui trouve enfin sa place à Paris, la saison semble réellement sur le point de décoller. Si ce n’est pas le cas, l’ennui risque d’avoir raison de ce pauvre Ragnar… et de nous probablement.