Le Royaume du crâne de cristal rappelle qu’Indiana Jones appartient à l’Histoire

Indiana Jones - Le Royaume du crâne de cristal rappelle qu’Indiana Jones appartient à l’Histoire

Personnage emblématique de la culture populaire, Indiana Jones fut classé pour de bonnes raisons à la seconde place du classement des plus grands héros et méchants du cinéma de l’American Film Institute.

L’archéologue fut le héros de multiples aventures dans différents formats, mais ce qui m’intéresse ici sont ses aventures cinématographiques qui sont passées de multiples fois sur ma télévision. Une exception tout de même : je viens pour la première fois de revoir le dernier opus, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal.

Tout a commencé en 1981 avec Les Aventuriers de l’Arche Perdueir?t=critictoo 21&l=as2&o=8&a=B00G2CQFR2 - Le Royaume du crâne de cristal rappelle qu’Indiana Jones appartient à l’Histoire. Steven Spielberg, accompagné de George Lucas, délivra du pur divertissement en barre qui marqua à tout jamais le cinéma. Indiana Jones (Harrison Ford) fera alors rêver beaucoup de monde, grâce à des aventures mêlant fiction et réalité, rendant le métier d’archéologue aussi dangereux qu’excitant.

Le premier opus des aventures d’Indiana Jones fournira un mélange d’action-aventure, d’humour et de romance qui servira de modèle pour les films suivants. Tout était donc là dès le premier effort : les méchants nazis (l’histoire se passe en 1936), le français pourri jusqu’à la moelle, la fille avec un penchant pour l’alcool (Karen Allen) et le héros cabotin qui parvient, on ne sait trop comment parfois, à se sortir des pires situations.

Indiana Jones et le temple maudit - Le Royaume du crâne de cristal rappelle qu’Indiana Jones appartient à l’Histoire

Suivra après cela Indiana Jones et le Temple Mauditir?t=critictoo 21&l=as2&o=8&a=B00G2CQFQI - Le Royaume du crâne de cristal rappelle qu’Indiana Jones appartient à l’Histoire (1984) qui, avant le quatrième opus, était le film de la franchise avec la plus mauvaise réputation. Ce dernier s’éloigne de la Seconde Guerre mondiale en étant une préquelle au premier volet. L’action se déroule alors en 1935 et Indiana Jones nous entraine en Inde pour se frotter à un culte religieux extrême et à l’esclavage d’enfants. Rien d’étonnant à ce que les autorités indiennes aient refusé le tournage sur leur territoire.

Le Temple maudit s’orientera allègrement vers l’humour noir et ne lésinera pas trop sur les valeurs douteuses de ses personnages, majoritairement animés par l’argent. Ça grouille de bestioles un peu partout tandis qu’Indy fonce tête baissée dans toutes formes de conflits – que ce soit pour la romance ou pour contrer ses ennemis. Le long-métrage est over-the-top, mais aussi étrangement plus cohérent que son prédécesseur qui avait tendance à partir dans tous les sens géographiquement parlant.

Indiana Jones et la derniere croisade - Le Royaume du crâne de cristal rappelle qu’Indiana Jones appartient à l’Histoire

Il ne faut en tout cas pas grand-chose pour deviner une volonté de revenir à un ton plus proche du premier opus avec la Dernière Croisade sans pour autant perdre de vue ce qui définit Indiana Jones. Quoi de mieux alors qu’un retour aux sources ? À l’image du premier film, Indiana Jones part sur les traces d’un proche, et pas n’importe qui ici : son père. Il se retrouve de nouveau aux prises avec les nazis dans une nouvelle chasse au trésor, à la poursuite du Graal. Indiana Jones et la dernière Croisadeir?t=critictoo 21&l=as2&o=8&a=B00G2CQFQ8 - Le Royaume du crâne de cristal rappelle qu’Indiana Jones appartient à l’Histoire (1989) est alors sans aucun doute le film le plus abouti de la franchise. Il ne possède pas le sens de l’ironie du premier ni l’humour noir du second, et joue dans un registre plus familial. Il a aussi tiré des leçons du passé, avec une meilleure gestion des éléments de l’histoire.

C’était une très bonne façon de terminer la trilogie. Indiana Jones aura délivré des aventures uniques en leur genre durant les années 1980, marquant à tout jamais le cinéma. Il aura continué à vivre sur d’autres supports, mais sur grand écran, on pouvait s’arrêter là. Du titre à l’approche familiale et sa nature réconciliatrice (entre personnages et téléspectateurs), c’était comme mettre un point final à la carrière d’Indy au cinéma et c’était très bien ainsi.

Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal - Le Royaume du crâne de cristal rappelle qu’Indiana Jones appartient à l’Histoire

Cependant, Indiana Jones ne devait pas vraiment reposer son fouet et son chapeau et prendre sa retraite. Un autre volet est annoncé dès 1994, mais il faudra attendre 2008 pour que celui-ci arrive sur les écrans. Entre temps, il a fallu s’adapter. Les années ont passé, Indiana Jones a vieilli et les nazis laissent leur place à l’armée rouge – l’action se déroulant en 1957. On délaisse d’une certaine façon le récit d’aventures des années 1930 au profit de la série B de SF en intégrant des aliens. C’est la première erreur d’une longue liste de mauvaises décisions créatives…

Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal ir?t=critictoo 21&l=as2&o=8&a=B001D06924 - Le Royaume du crâne de cristal rappelle qu’Indiana Jones appartient à l’Histoire(2008) se retrouve confronté au fait d’appartenir à une franchise populaire et célébrée. Le film tente encore d’émuler la formule et se pose comme un excellent exemple d’une œuvre qui appartient à une époque particulière et que cela ne peut être éternellement transporté à travers le temps. Il y a un clash qui se crée entre le cinéma des années 1980 et celui des années 2000. En plus d’un héros vieillissant, le long-métrage semble emprunter à ses prédécesseurs dans un but d’hommage à la franchise qui ne fonctionne pas. Au lieu de cela, le Royaume du crâne de cristal joue sur une surenchère continuelle. Là où les dérives des personnages, les situations particulièrement dangereuses et improbables injectaient de l’énergie aux précédents films, ce quatrième opus devient juste risible. Si la franchise ne s’est pas construite sur la crédibilité, elle possédait tout de même des règles précises qui sont toutes brisées en mille morceaux assez tôt avec Indy qui survit dans un frigo à l’explosion d’une bombe H. De là, le film semble ne pas pouvoir aller plus bas, mais ce n’était en fait qu’une façon de poser le ton général de l’œuvre. Les quelques idées intéressantes sont trop vite oubliables ou simplement jetées aux orties. Combien de fois devra-t-on avoir le droit au « fils de… » avant qu’Hollywood ne comprenne que cela ne donne jamais rien de bon ? On peut bel et bien se le demander.

les aventuriers de larche perdue - Le Royaume du crâne de cristal rappelle qu’Indiana Jones appartient à l’Histoire

Indiana Jonesir?t=critictoo 21&l=as2&o=8&a=B007IJMLYE - Le Royaume du crâne de cristal rappelle qu’Indiana Jones appartient à l’Histoire est une franchise de films à la fois ancrée dans son époque et indémodable. Il apparait presque impossible de faire des œuvres de cette veine-là de nos jours et c’est bien pour cela que les longs-métrages de Spielberg passent encore en boucle sur de nombreuses télévisions. S’il y avait besoin d’une preuve, le réalisateur a donc délivré un quatrième film venant confirmer que son héros archéologue appartenait à l’Histoire du cinéma et que certaines histoires, justement, ne peuvent définitivement voir le jour et fonctionner qu’à un certain moment dans le temps.

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