Call Me Fitz – Saison 1

Fitz, vendeur de voitures, mène son existence avec excès et passion. Suite à un accident, il doit travailler avec sa conscience, s’incarnant sous la forme de Larry.

La saison 1 de Call Me Fitz – création de Sheri Elwood – n’avait pas encore commencé sa diffusion au Canada que la comédie s’était déjà vu octroyer une saison 2. De quoi, il faut bien l’admettre, attiser comme il se doit la curiosité.

La série met en scène Jason Priestley dans la peau de Richard Fitzpatrick – appelez-le Fitz – vendeur de voitures aimant les femmes, la boisson, les voitures, et par extension, les fêtes et les excès pouvant les accompagner. Fitz n’a pas de problème de conscience, ce qu’il le mène, c’est d’obtenir ce qu’il veut, sa technique de vente principale étant d’user de ses charmes pour séduire la cliente célibataire, ou de jouer des faiblesses de caractère de son interlocuteur pour atteindre son but.

Ce style de vie qui lui convient si bien va se voir être perturbé par un accident de voiture, envoyant la passagère dans le coma et faisant ressurgir la conscience de Fitz… sous la forme de Larry. Ce dernier se retrouve à travailler à ses côtés dans l’entreprise familiale, dirigée par un père peu aimant, où l’on trouve aussi Josh, autant à la réparation des voitures qu’à la vente de substances illicites, ou encore, Sonja, conquête de Fitz, chargée de répondre au téléphone.

Au grand malheur de Fitz – et pour le plus grand bonheur du téléspectateur –, Larry s’immisce littéralement dans la vie du premier, ayant pour mission première de le ramener dans le droit chemin, en cherchant à le faire bien agir. Frôlant l’excentrisme et la surdose de bonne volonté, Larry se montre actif, et c’est assurément là sa plus grande force. Il est prêt à fournir quelques bonnes leçons (ne sonnant jamais ainsi, d’ailleurs, au vu du comportement de son interlocuteur), et tente du mieux qu’il peut d’aider Fitz à prendre les bonnes décisions. Celui-ci supporte du mieux qu’il peut Larry, le voyant comme un instable collé à ses basques, ce qui ne l’empêche de s’inspirer de ses idées en les dénaturant, mais quand même !

Rapidement, Call Me Fitz s’affirme à travers le comportement dit « amoral » de son personnage, vivant de femmes, d’alcool et de franches paroles, et qui trouve en Larry un partenaire prompt à aider à faire amplifier les crises – majoritairement pour le pire – et faire naitre la comédie, qui n’est pas que de situations, mais trouve largement sa place aussi dans les dialogues.

Si, en apparence, les gens qui entourent Fitz pouvaient se présenter, à différents degrés, moralement plus juste et en tout cas, moins instables, cela va progressivement se révéler ne pas être le cas. Sa sœur, Meghan, est émotionnellement aussi déglinguée que n’importe quelle membre de la famille, la mère et le père n’y étant assurément pas pour rien dans les comportements irrationnels dans lesquels peuvent plonger leurs enfants.

Les personnages vont donc participer à définir clairement l’univers à la fois bien ancré dans une certaine réalité et complètement décalé et excessif de la série. À ceux précités s’ajoutent la passionnée manipulatrice et folle scoute Kara, l’avocate ayant un faible pour les bad boys Ali, non optionnellement fille de Barbara, victime de Fitz, et les cousins par choix Ruptals, concurrents en affaires des Fitzpatrick.  Il y a une jolie palette d’intervenants, tous ayant le droit de connaître des exploitations pas toujours fouillées, mais qui parviendront aisément à rendre quasiment continuellement Call Me Fitz véritablement sympathique.

Il faut bien le dire, avec ses 13 épisodes, cette première saison ne parvient pas à tenir le rythme de son excentricité ambiante sur toute la durée, plongeant dans quelques facilités et connaissant d’occasionnels passages à vide compensés par l’attachement qui se créent pour la série et sa pléiade de personnages, autant que par la capacité de la série à prendre des décisions originales, fournissant de jolies surprises.

Ainsi, sans être parfaite, Call Me Fitz possède un ton propre dont Fitz en est l’âme, bercé par la musique jazzy de Matt Dusk. Grâce à cela, et à des personnalités bien définies s’appuyant sur les névroses et troubles de ceux qu’ils habitent, la série a rapidement trouvé son rythme et son style, et se dévoilé être une série qu’il fut un plaisir de retrouver toutes les semaines pour un nouvel épisode.

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