American Horror Story: 1984 – La Femme en blanc (9.07)

Cette saison 9 d’American Horror Story sera la plus courte de l’histoire de la série. Après celui-ci, il ne restera que 2 épisodes pour tout boucler. Cela ne veut pas dire que l’intrigue décolle immédiatement.

Respectant les codes du slasher, la suite se doit d’étoffer la mythologie pour que l’histoire puisse continuer à avancer avec de nouveaux enjeux. Dans le cas présent, nous revenons à l’origine du Camp Redwood, à l’époque où il ne portait pas ce nom, mais était déjà touché par la mort.

C’est là que Lily Rabe fait son apparition dans le rôle de la mère de Mr. Jingles aka Benjamin Richter. Il y a un drame, des morts et les choses tournent mal au point que nous découvrons ce qui expliquerait pourquoi des fantômes errent dans le camp. Du moins, c’est comme cela qu’il faut le prendre, mais ce n’est pas dit avec beaucoup de convictions.

Un massacre en cache donc un autre. Le résultat est que John Carroll Lynch confirme qu’il a hérité du personnage le plus intéressant de la saison. De la caricature du tueur sorti d’un slasher à victime d’une mère incapable de l’aimer et d’une adolescente psychopathe qui l’utilisa comme book émissaire, Benjamin Richter n’a pas eu de chance. Tout ce qui lui reste est un fils et il est prêt à tout pour le sauver.

C’est une bonne façon de jouer avec les apparences, d’inverser les rôles de manière toujours plus inattendue et de développer un personnage qui élève le niveau général. Cette saison d’American Horror Story est en effet peuplée de personnages aussi vains qu’unidimensionnels qui n’étaient là que pour délivrer un twist ou deux, comme Montana, Margaret ou encore le Night Stalker.

Jingles n’est pas le seul à rappeler dans cet épisode qu’il avait un potentiel caché au point de départ, puisque Brooke, bien que loin d’être étoffée de façon aussi intéressante, poursuit son chemin, embrassant son rôle de Final Girl. Victime innocente qui échappe à tout pour être la dernière survivante dans la première partie, elle prend les armes et les devants dans la suite pour mettre un terme à son cauchemar.

Dans le cas présent, cela passe par la rencontre avec un autre tueur en série joué par Dylan McDermott – pas le rôle le plus pertinent qu’il ait tenu dans le show, mais il s’amuse clairement et cela est communicatif. Cette partie n’est vraiment qu’un préambule pour ce qui est à venir, tout comme le retour du Night Stalker dans les dernières scènes.

Se dirigeant vers sa conclusion, American Horror Story: 1984 a donc encore quelques idées à développer, mais doit son salut à quelques acteurs plus qu’à la qualité de son écriture. Si les scénaristes avaient décidé dès le départ s’ils voulaient faire un pastiche ou un hommage en bonne et due forme, il est probable que l’ensemble aurait été plus consistant, mais certains personnages sont limités à n’être que des gags qui n’ont jamais abouti sur du solide et cela reste un problème à ce niveau.

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