Ashes To Ashes - The Smoking Gun (1.05)
Gene et Alex sont sur les traces de Simon Neary, maquereau et vendeur de drogues. Ils découvrent alors que Neary est impliqué dans la vente d’armes à feus, menant Alex à croire que si elle met un terme au deal, cela empêcherait les évènements de 2008. Pour cela, elle tente de convaincre le petit ami de Neary, Marcus (Russell Tovey) d’aider la police.

Alex Drake a perdu sa logique en cours de route. En quoi arrêter la vente d’armes qui se produit dans sa tête va permettre qu’elle reprenne conscience en 2008 ? Oui, car la théorie comme quoi, elle ne se fera alors pas tirer dessus n’a même pas lieu d’être.
Nous nageons en pleins rêves, où rien n’est décidé à avoir de sens. Les quelques apparitions de sa fille ou du clown sont complètement dispensables, tout autant que celle avec sa mère. Les contacts d’Alex avec la réalité de 2008 sont quasi inexistants. Sam parlait à sa télé, au téléphone, entendait des voix via la radio. Ici, rien ne se passe. Peut-être, car Alex Drake est bel et bien morte, et non dans le coma. Ainsi, cela aurait du sens. Mais vu la tendance qu’ont les scénaristes a mélanger réalité de 2008 et irréalité de 1981, on peut se questionner. Elle sait que tout ceci n’est pas réel, et croit pourtant à une influence sur ce qu’elle vit. Étrange réflexion.

En parallèle, l’enquête nous propulse dans le monde gay de 1981. Les réflexions de Gene Hunt et les têtes de Ray et Chris permettent d’égayer l’enveloppe. Car il faut bien admettre que l’histoire, sans sa teneur historique, avec l’envie de montrer une époque, n’aurait pas foule d’importance. Cela manque certainement de complexité pour une fois. Tout est basé sur le petit ami, et sur la difficulté d’être gay, même assumé, à cette époque.

La relation entre Gene Hunt et Alex Drake continue de se développer, chacun avec son propre style, mais où les scénaristes peuvent laisser tomber les sous-entendus, tellement il faut être aveugle pour ne pas comprendre où ils veulent en venir.
Il n’empêche que c’est surtout dans le relationnel entre les personnages qu’on trouve de l’intérêt, et l’attachement qu’on leur porte. Il faut dire qu’envoyer Ray jouer les gay laisse perplexe, et il y a de quoi être étonné devant la réussite (même courte) de l’idée.

Un épisode, qui, d’un point de vue de la situation d’Alex, continue à faire du surplace, mais qui bénéficie d’une enquête simple, qui reste quand même assez agréable à suivre.

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CaroleC
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