Après avoir enterré sa mère, Merlin envoie Arthur affirmer sa place en allant retirer l’épée de la pierre. Morgan et Lot entrent en conflit sur la façon dont il faut mener la bataille et gagner sa place sur le trône.

Arthur est peut-être destiné à être un grand roi, mais Merlin doit s’exercer à le faire accepter auprès du peuple dans cette position avant toute autre chose. Ainsi, il laisse bien peu de répit à ceux qui l’entourent, et entraîne Arthur vers sa première illustration royale : dénicher l’épée plantée dans la pierre.

Avant cela, le futur roi doit faire le deuil de sa mère, et croiser Guinevere sur la plage, pour que la jeune femme puisse doucement prendre sa place dans le schéma de l’histoire. Si on sait déjà dans quelle direction on se dirige, cela n’empêche pas la série de vouloir y mettre quelques obstacles qui peinent à se présenter comme des enjeux de taille. Les sentiments d’Arthur à ce niveau n’ont aucun impact, et Tamsin Egerton doit juste être belle pour remplir le carnet des charges qu’on lui impose dans l’épisode. Pas de quoi s’éprendre du futur couple – et le trouble émotionnel qui devra l’accompagner.

Il faut bien plus compter sur la quête de l’épée, car si on se doute bien qu’Arthur ne va pas mourir (c’est une évidence), il n’en reste pas moins que cette partie de l’histoire joue très bien de l’imaginaire qui accompagne l’arme, la plaçant dans des hauteurs dangereuses, et se présentant comme un des premiers éléments cherchant à étoffer Merlin sous différentes formes. Les questions naissent autour du personnage, celle-ci étant le plus souvent pertinente, et on ne peut plus aider par le fait que Joseph Fiennes domine quasiment à chaque fois qu’il est à l’image.

C’est approximativement aussi ce que fait Eva Green, et son opposition avec Lot viendra alors l’entrainer dans une nouvelle direction, plus magique, et d’une certaine façon, qui attire la curiosité plus que beaucoup d’autres choses dans la série. Les beaux discours ne sont pas aussi puissants que cela, et c’est dans ces deux personnages doués de magie que Camelot possède toute sa force et son mystère ; c’est donc dans cette direction que l’on veut qu’elle s’oriente.

Quelques idées viennent donc alimenter un épisode qui se montre quand même principalement manichéen dans son orchestration et dans la place que ses personnages occupent – exception faite de Merlin et Morgan, donc. Cela vient en partie avec le sujet, mais l’épisode ne parvient pas à donner le poids nécessaire aux actions et décisions – même quand cela mène à la mort -, faisant que cela manque singulièrement d’impact.