CSI/WAT – Who & What (8.06) / Where & Why (6.06)
Grissom arrive sur une scène de crime où tout est en suspend. Catherine et Greg commencent quand même à relever les preuves en attendant que le FBI, qui a tout fait arrêter, arrive sur place. Jack Malone, l’agent du FBI, apparaît alors, persuadé que cette affaire est liée à la disparition d’un jeune garçon, il y a 6 ans.

Quand l’appât du gain frappe violemment à la porte de CBS, ça nous donne un crossover CSI / Without a Trace (FBI : Portés disparus en vf). L’intérêt de ce procédé est, de manière générale, de promouvoir une série en utilisant la plus grosse popularité de l’autre. Vu que CSI est la série numéro 1, on se doute que WAT doit en profiter, et ce fut le cas. Passé ça, il n’y a pas grand-chose à retirer de ce double épisode.

Les 2 épisodes sont moyens, en restant dans l’échelle qualitative des deux séries. En clair, CSI est une bonne série et hérite donc d’un épisode correct, mais sans intérêt. Without a Trace, par contre, est déjà une série de qualité franchement moyenne et qui, du coup, ne va pas s’améliorer.

Commençons par CSI. La seule apparition de WAT est Malone. Dépressif borderline, à la limite de la bavure, le gars semble complètement au bout du rouleau. Ses techniques font tâche à Vegas, et l’acteur tient tout juste la route dans certaines scènes. Anthony LaPaglia ne colle pas toujours dans le décor. Les mimiques de l’acteur le prédisposaient plus à participer à CSI : Miami, voire NY. Passé cet aspect, la machine est en mode auto. Chacun fait son boulot. Évènement de la soirée oblige, Grissom est en tête. On ne va pas s’en plaindre. Pour ce qui est de la continuité de la série, Sara semble garder le même ton que dans l’épisode précédent, ne supportant plus le travail, et quittant la scène de crime au bord des larmes et franchement dégoûtée.

L’épisode se conclue sur le départ du meurtrier, on enchaîne donc sur WAT.

Comme si l’épisode ne s’était pas arrêté, l’histoire continue, 2 heures plus tard. Il faut saluer le travail de la réalisation qui va faire une transition en douceur entre les styles des 2 séries. Pour ce que j’en ai vu, à savoir 4-5 épisodes (dont peut-être un seul en entier), WAT est une série bancale. Scénarii bourrés d’incohérences et de clichés, acteurs allant de passablement corrects à franchement nuls, mais pas transcendant, pour sûr. Je m’attendais donc à ce qu’une petite piqûre de CSI remonte le niveau. Je me suis fait des illusions. En fait, Grissom débarque sans raison logique à NY, là où on ne l’attendait pas vraiment et où on le regarde comme un alien. Sa participation frôle donc l’anecdote plus qu’autre chose. On a donc droit à du WAT, je ne dirais pas standard, car je ne connais pas assez la série, mais c’est mou du bide. Entre les scènes qui sonnent faux et la psychologie de comptoir, l’histoire prend des raccourcis, mais ne fait que traîner des pattes… Le casting est assez mal géré, tout le monde participe, mais l’utilité de la moitié de l’équipe semble encore à déterminer. J’ai particulièrement détesté les scènes où les agents se parlent, mais n’ont rien à se dire.

Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas ce crossover qui va me faire regarder WAT. De manière globale, ça se regarde, mais sorti de l’apparat mercatique, il n’y a pas grand-chose à en retirer.