Alors que Susan et Mike se préparent à quitter Wisteria Lane et laisser leur maison à un nouvel occupant, Gaby va chercher Nick à l’hôpital pour aider Angie et Danny. Lynette se voit dans l’obligation d’accoucher chez Eddie alors que Bree voit son mariage s’écrouler en cédant au chantage de Sam. Une ancienne infirmière de Fairview en fin de vie confie à un prêtre un grand secret.

C’est moi où cette série ressemble de plus en plus à Lost ! Plus on a de réponses, plus de nouveaux mystères apparaissent. En tout cas, pour ce qui est de ceux lancés dès le début ou en cours de saison, il faut reconnaître un indéniable talent au scénariste pour clore les chapitres avec efficacité et application sans oublier quelques touches jouissives et de bons gros éclats de rire.

Ainsi, dans sa quête d’aider Angie, Gaby est hilarante à l’hôpital lorsqu’elle se fait passer pour l’Italienne à grande gueule. Du grand Eva Longoria. D’ailleurs à la différence  du début de saison, la partie Bolen se résout presque dans la bonne humeur qu’il s’agisse du dénouement délicieux (Ah, Angie, mon héroïne jusqu’au bout), de la discussion de Gaby au téléphone avec une infirmière pour savoir comment réveiller Nick de son coma en passant par son escalade de la palissade. J’aime aussi beaucoup les adieux de la brune et la blonde, très significatifs de leur amitié.

Du côté de Lynette, c’est également parfaitement et joliment réglé. Là encore, on ne rappellera sans doute jamais assez à quel point Felicity Huffman est une brillante actrice. Déjà très bien amorcée dans les épisodes précédents, la relation Eddie/Lynette prend une tournure tendre et affectueuse et confirme que ce garçon n’est pas « méchant ». Il est malade et le produit d’un manque d’amour ce que Lynette perçoit très bien. C’est un symbole très fort que de lui mettre dans les bras son nouveau né (j’ai hâte de connaître le prénom en P) pendant qu’elle le dénonce à la police au téléphone. Quelle marque de confiance.

C’est évidemment moins fort pour Susan qui ne peut décidément pas se faire à son déménagement et on peut sans peine la comprendre. Mais son histoire ne fait que meubler (sans mauvais jeu de mots) l’épisode. Toute la partie sur le T-Rex de MJ ne sert à rien.

C’est également un poil trop rapide et trop plat pour Bree qui répond favorablement au chantage de Sam. Mais voilà qu’Orson prend la mouche. Non pas qu’il n’est pas ses raisons, mais la façon dont cette intrigue est écrite sonne rapide et facile. Tout comme la confession de Bree à Gaby.

Finalement, au fur et à mesure que l’épisode avance, on constate avec un peu d’amertume que tout va trop vite à dessein. Allez hop, ça s’est fait, maintenant, instaurons les deux autres « problèmes » de la saison prochaine. Il faut dire que c’est assez gonflé de nous balancer dès le début de l’épisode l’histoire (très prévisible) de l’ancienne infirmière. Mais on peut désormais commencer à spéculer sur quels enfants ont atterri dans quelle famille. Je pencherais en tout cas déjà pour les grands (Danielle et Julie par exemple) même si on remarque qu’il n’y a pas Bree dans les flashbacks.

Évidemment, le retour de Paul risque aussi de déclencher du nouveau, mais en l’état actuel, on ne voit pas encore l’intérêt.

Certes un peu précipité, ce final de Desperate Housewives brille pourtant par son écriture rigoureuse.

avatarUn article de .
11 commentaires