Game of Thrones – Blackwater (2.09)

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28 mai 2012 à 12:08
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Game of thrones 2x09

Les navires de Stannis Baratheon sont proches de King’s Landing. La peur monte dans la cité royale et la bataille se prépare. Tout repose désormais sur Tyrion et sur son plan pour contrer l’ennemi qui est bien déterminé à mettre un terme au règne des Lannister.

C’est la guerre. D’ailleurs, c’est la guerre depuis le début de cette seconde saison de Game of Thrones. On aurait presque pu l’oublier avec le temps puisqu’on entend juste l’écho des histoires de batailles, n’en apercevant pas l’ombre. Ce n’est pas totalement un choix créatif fait pour la série, G.R.R. Martin n’étant clairement pas friand de ce genre de passages, il n’en écrit pas beaucoup dans ses livres. Cela dit, les scénaristes n’ont pas non plus cherché à faire plus sur ce plan.

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On arrive donc au niveau de la grande bataille de la saison, celle qui ne pouvait pas être évitée, celle qui doit dès lors offrir une compensation de taille. De gros espoirs et, pour les remplir, de gros moyens sont mis en place. Tout d’abord, c’est G.R.R. Martin en personne qui vient scénariser l’épisode. Ensuite, c’est Neil Marshall qui se charge de la réalisation, sa première pour la télévision – et il retrouve une fois de plus pour l’occasion Liam Cunningham avec lequel il a déjà travaillé sur Dog Soldiers et Centurion.

Tout débute avec le calme avant la tempête. De quoi poser l’ambiance, faire monter la pression et offrir à Tyrion l’opportunité de partager ses craintes. Tout est fait pour que les enjeux soient des plus clairs : si Stannis gagne, les Lannister seront tous exécutés – sans exception. Cela dit, quand la bataille commence, les masques tombent et l’arrogance s’efface pour laisser place autant à la bravoure qu’à la peur.

D’ailleurs, cette bataille de Blackwater débute de façon impressionnante. Si certains épisodes semblaient limités par leur budget, tout s’explique à présent, car on ne pourra pas dire que la production ait lésiné sur les moyens avec cet avant-dernier épisode de la saison. On pourrait presque pardonner la pauvreté de certains passages qui précédèrent tellement le résultat est ici satisfaisant. Certes, il manque un peu de grandeur lors des affrontements au pied de la muraille, mais le fait que tout se passe de nuit permet de le masquer avec une grande efficacité.

Au milieu des coups d’épée, il y a tout de même de la place pour le développement de certains personnages. Si Cersei se montre égale à elle-même, avec un peu plus d’alcool dans le sang qu’à l’habitude, on a d’autres protagonistes qui dévoilent leur face cachée. C’est tout particulièrement le cas pour The Hound. J’ai toujours tendance à trouver qu’il est sous-exploité, mais il a ici l’opportunité de s’exprimer et il le fait de façon marquante, en allant dans le sens contraire de ce qu’on pouvait attendre de lui – et il le fait avec son style bien bourrin. Sa peur du feu le pousse à se dévoiler et son face à face avec Sansa est exactement ce qu’il fallait pour comprendre son choix.

La jeune Stark tire également son épingle du jeu, obtenant plus de scènes et de dialogues ici que pendant tout le reste de la saison. Avec Cersei, elles dépeignent le mauvais côté de leurs obligations et entretiennent les enjeux en explicitant ce qui pourrait se produire en cas de défaite.

De son côté, Tyrion est comme toujours impeccable. Peter Dinklage est brillant et délivre chaque ligne de dialogues avec justesse, s’accommodant de l’inconfortable position de son personnage. Il mène alors qu’il est le moins bien équipé pour se battre – ce qui ne l’empêche pas d’aller sur le terrain.

Au final, Blackwater est donc globalement réussi, profitant du fait que l’histoire ne se disperse pas avec d’autres storylines. C’est un épisode impeccablement maitrisé et bien plus ambitieux que tout ce que la série a pu délivrer jusque-là. C’est un changement de rythme et d’ambiance qui ne risque cependant pas de se répéter, mais qui a le mérite de montrer qu’à l’occasion, Game of Thrones peut également offrir de l’action et une pointe de démesure en accordant les paroles avec les actes.

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