Mental - Pilot (1.01)

Dr. Jack Gallagher prend ses nouvelles fonctions en tant que directeur du service psychiatrique au Wharton Memorial Hospital de L.A.

Tourné en Colombie, série à moindre coût, Mental s’installe pour l’été dans la grille des programmes de la FOX, et nous propose un séjour dans un hôpital psychiatrique. On peut trouver plus glamour pour occuper les heures ensoleillées à venir, mais il fait assez beau dans le faux L.A. où se balade Jack Gallagher, nouveau directeur du service psychiatrique. L’homme a des méthodes peu orthodoxes, et c’est en sa compagnie que nous sommes immergés dans l’univers de la série.

Ce premier épisode s’ouvre sur une scène qui veut nous plonger directement dans l’ambiance : victime d’hallucinations, un patient se déshabille, et un inconnu, dans le but de le maitriser, fait de même ! Eh oh, sans surprise, cet homme se révèle être notre nouveau directeur, Jack Gallagher ! Bien, la subtilité ne sera pas le maitre mot de la série, mais cela, on s’en doutait bien.

Pas encore installé dans le paysage, Gallagher est déjà comparé à un autre médecin du renard : House. Pour cause, celui-ci est réputé pour ses méthodes peu banales, dirigeant un service unique en son genre. Jack est aussi un original, dans son style, et envoie les internes du coin enquêter. Car, pour soigner un patient, il faut le connaître. Raisonnement on ne peut plus logique, il faut l’admettre. Si on passe sur la différence de service, il est vrai que le parallèle avec House M.D. peut être fait, et pour rappel, cette dernière avait un pilote d’assez piètre qualité.

Donc, n’enterrons pas Mental pour son manque de délicatesse, c’est un pilote assez banal qui nous est offert, servant de présentation. Nous découvrons donc les personnages : les deux internes inintéressants (pour le moment), Nora Skoff, patronne et ancienne petite amie de Jack, le Dr. Veronica Hayden-Jones, loin d’adhérer aux méthodes de son nouveau patron, et le Dr. Carl Belle, celui qui occupait la place de Jack avant. On peut reconnaître que l’épisode n’use pas de tous les clichés possibles et imaginables quant aux relationnels des personnages, même si on en retrouve beaucoup. Eh oui, sur le plan médical, Gallagher est excentrique, et on sent déjà une certaine absence de crédibilité sur certains points. Qu’importe, car malgré tout cela, il faut reconnaître que l’épisode se laisse suivre sans trop de déplaisir.

Mental sent donc bon l’été sur un network : pas innovant, pas original, mais suffisamment plaisant pour qu’on puisse envisager de la suivre pendant quelques heures. Avec un peu de chance, la série s’affirmera suffisamment pour être plus, et dans le pire des cas, cela restera un divertissement correct, dans la lignée de ce que nous offre la chaine.