Percy et Michael prennent en charge le leader d’un petit pays slave qui possède de l’uranium enrichi qu’ils espèrent récupérer. Avec l’aide d’Alex, Nikita réussit à les trouver, mais elle se fait doubler par une milice de combattants de la liberté.

Le pilote avait été assez clair sur le fait que la série allait, du moins au début, consister à suivre Nikita qui interférera dans les missions de la Division. C’est donc ce que ce second épisode nous livre, avec son affaire de simili dictateur venu d’un vague pays de l’Est qui possèderait de l’uranium enrichi.

Et si le contexte est un peu bateau pour ce type d’histoire, il a au moins le mérite d’apporter quelques dilemmes moraux qui vont permettre de mettre en valeur les motivations des personnes impliquées.

D’une part, il y a Percy, leader froid et intéressé qui veut l’argent, et donc l’uranium. Il semble que la Division ait besoin d’un soutien financier que le gouvernement ne fournit pas entièrement. Cela dit, Percy va rapidement avoir besoin que l’on s’intéresse à ses motivations, car le terrain sur lequel se trouve la Division reste plutôt flou et il est clairement celui qui peut faire monter les enjeux de la série.

D’autre part, nous avons Michael, parfait petit soldat qui obéit aux ordres, mais qui n’est pas forcément content avec ce qu’il doit faire. Shane West va alors profiter de l’occasion qui lui est donnée pour se montrer légèrement moins monolithique que dans le pilote, son personnage gagnant en nuance grâce au lien qu’il entretient avec Nikita et avec les recrues qui semblent compter pour lui.

Une dynamique est mise en place et Michael prend un rôle pivot qui peut réellement fournir au format de la série ce qu’il faut pour tenir sur la distance. Si les intrigues s’appuient sur un jeu de manipulations entre Nikita, Michael et la division, le suspens pourrait monter d’un cran. Pour le moment, c’est Alex qui est en charge de générer de la tension, car elle est l’élément incontrôlable de l’équation.

Pour mieux la comprendre, on va avoir le droit à quelques flashbacks qui vont nous montrer comment elle a rencontré Nikita. On joue avec un parallèle entre les deux personnages, avec l’intégration de l’histoire que l’on connaît déjà sur Nikita. Cette approche permet donc de réellement intégrer le passé de la franchise, tout en imposant ses nouveautés. Alex sert à injecter la dose d’instabilité qui caractérisait Nikita quand elle a rejoint la Division. Cela dit, on lui donne ses propres motivations qui sont ici suggérées et qui vont certainement appuyer ses choix qui n’iront pas forcément dans le sens de son alliée et formatrice.

De plus, elle sert à explorer l’attachement de Michael pour les recrues et à montrer l’aspect compétitif qui règne dans la Division. De ce côté-là, il y a un peu de travail à faire pour crédibiliser certains protagonistes, mais ce n’est que le début de la série, il faut être patient.

Quoi qu’il en soit, ce second épisode délivre sa dose d’action, fournit des développements aux personnages et possède quelques twists intéressants. C’est une suite convenable pour le pilote, mais si un certain potentiel est bien mis en avant, il est aussi clair qu’il y a pas mal de choses à affirmer et à rectifier, notamment dans la mise en place des intrigues qui mériterait d’être plus solide.