Nip/Tuck - Alexis Stone II (6.07)

La bataille pour la garde des enfants se poursuit et permet à Sean et Julia de se rapprocher. Erica découvre un aspect troublant de son jeune époux. Matt est tombé sous la coupe d’un type dangereux en prison et demande à Christian de l’aider à survivre. Alexis revient pour une nouvelle opération.

Pour ce nouvel épisode, la série répartit les rôles, Sean aura droit à l’intrigue familiale, Christian à l’intrigue médicale. Romance et machination pour l’un, cas de conscience pour l’autre. Une construction horriblement classique pour un épisode sans grande envergure.

Comme il fallait s’y attendre, lutter contre Erica, la diabolique mégère, permet au gentil petit couple Sean/Julia de se reformer. Et c’est un rebondissement tellement prévisible qu’il en est presque insultant. Franchement, après tant d’années à les regarder se battre, se retrouver, se séparer à nouveau, les voir céder sans passion aucune est une déception. Quitte à ce que le couple se reforme, on aurait voulu plus de tension, plus de tendresse. Autre chose qu’un « on est de bons amis, couchons ensemble ». Premier écueil de l’épisode et Nip/Tuck fonce droit dedans.

Pendant ce temps Erica découvre que son jeune époux aime les enfants. Un peu trop d’ailleurs. Là aussi, le regard lubrique de Renaldo lorsqu’il photographie cette tête à claques d’Annie ne laisse planer aucun doute et on est finalement plus choqué de savoir que la gamine de 12 ans porte des strings roses en dentelle que de voir le bellâtre italien se masturber dedans. Là encore, la subtilité n’est pas de mise. Et bien évidemment, la grand-mère indigne décide de réparer les choses en rendant ses petits-enfants à leurs parents. La bataille impitoyable promise n’aura pas lieu et c’est dommage de sacrifier le personnage d’Erica de cette façon. Reste l’échange intense entre Julia et sa mère où notre blonde maigrichonne se montre plus coriace que prévu. Mais même la revanche finale n’a rien de surprenant.

Christian hérite donc pour la semaine des cas médicaux, à savoir Alexis, l’homme devenu femme redevenu homme qui finalement veut être un homme avec des seins. Est-ce que quelqu’un assure les entretiens psychologiques pre et post chirurgie dans ce cabinet ? Nip/Tuck fait passer le changement de sexe et la confusion des genres pour une broutille et il n’y a bien que Candis Cayne, qui rend le personnage fascinant et très attachant, pour sauver l’intrigue de son manque de profondeur. Pour quelqu’un qui a voulu créer une série entière sur la question (Pretty/Handsome), Ryan Murphy s’y prend comme un manche !

Reste l’intrigue aberrante de la semaine qui, une fois n’est pas coutume, revient à Matt. Dire que je croyais naïvement qu’une fois emprisonné Matt ne ferait plus parler de lui ! Mais non, comme dans un épisode de OZ, Matt est devenu le petit protégé d’une brute à gros besoins qui rêve d’une jolie paire de seins et trouve normal de demander à Matt de s’en faire poser. Et comme Matt ne veut pas mourir en tôle il demande à papa Christian de lui faire un petit 90C. Ce serait drôle si ce n’était pas aussi sordide. Christian évite d’en faire part à Sean, noyé dans ses problèmes de garde d’enfants et gère seul et plutôt efficacement la situation. C’est agréable pour une fois de le voir se démener et s’inquiéter pour son gamin, lui qui a toujours eu la critique facile. Mais la résolution de l’intrigue, comme les autres, laisse à désirer tant elle est convenue.

Pour un épisode écrit par Ryan Murphy lui-même, on ne peut pas dire que la subtilité soit de rigueur. Chacun des événements est d’une prévisibilité consternante et Nip/Tuck, contre toute attente, choisit la voie de la facilité. Après les trois derniers épisodes, pourtant d’un bon niveau, la série retombe dans ses travers et cela en serait presque décevant si ce n’était pas si inévitable.

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