Nip/Tuck – Saison 5

Remis de son attaque, Sean reprend du service et entame une relation houleuse avec la nouvelle anesthésiste du cabinet. On diagnostique à Christian un cancer et une durée de vie n’excédant pas 6 mois. Il décide d’épouser Liz. Après le décès d’Olivia, Julia retourne à New York et Matt décide de faire des études de médecine.

A la manière des séries made in Sci-Fi (ou plutôt SyFy désormais), Nip/Tuck a fait l’objet d’un hiatus pour cette saison 5, et ce, d’une bien étrange façon : 14 épisodes furent diffusés d’octobre 2007 à février 2008 puis 8 autres à compter du 6 janvier 2009 soit un total de 22 épisodes pour cette 5ème année alors que les saisons précédentes n’en ont toujours fait que 13 ou 14. Ridicule et plutôt désarçonnant, d’autant plus que la première partie de la saison se terminait sur un cliffhanger à plusieurs entrées : Julia (Joely Richardson) se faisait tirer dessus par Eden, la fille de sa petite amie Olivia (Portia De Rossi) et perdait la mémoire, Christian et Annie avaient un accident de voiture et Sean était laissé pour mort après avoir été poignardé par sa cinglée d’agent, Colleen (Sharon Gless).

Ça ne volait déjà plus très haut depuis un moment, mais la seconde partie de la saison a définitivement enfoncé la série dont on finit sincèrement par espérer la disparition, histoire de libérer acteurs et téléspectateurs.

Dès la reprise, le cas Olivia/Julia soit le couple lesbien le plus mal composé de la télévision américaine est expédié. Portia de Rossi ne réapparaîtra qu’une fois… pour mourir sur la table d’opération. Car oui, bien sûr, c’est tout à fait crédible que cette superbe blonde veuille un lifting ! Après Olivia, exit Julia qui repart à New York avec les enfants laissant un Sean dans un fauteuil roulant, livré à lui-même.

Sauf que non, le bonhomme joue la comédie, il marche tout à fait bien, il a juste peur de reprendre le chemin de la salle d’opération, mais finira par s’y résoudre ne serait-ce que pour échapper aux soins douteux de sa nouvelle copine (elle lui met des couches !). Cette année, les amours de Sean sont au centre de l’attention (c’est dire à quel point la série s’enlise) et notamment sa relation dangereuse avec l’inconsciente Teddy (Katee Sachkoff). La nouvelle anesthésiste du cabinet aux tendances autodestructrices le pousse dans ses retranchements jusqu’à un possible point de non-retour qui clôt la saison.

Du côté de Christian, on était en droit de croire que le vieux beau allait en se bonifiant en développant une jolie relation d’amitié avec Liz, la lesbienne qui n’a jamais de chances avec ses conquêtes. Malheureusement, Ryan Murphy et ses scénaristes choisissent la voie de la facilité et de la provocation. Tout d’abord, il colle à Christian un très opportuniste cancer (le tombeur qui prend soin de lui qui finit avec une maladie mortelle, ça a déjà été fait dans Queer as folk notamment) puis opère un rapprochement entre le médecin et Liz qui joue les gardes-malades, les mamans/baby-sitter pour son fils et… la poupée gonflable. Au cours d’une scène surréaliste difficilement descriptible (regardez-la, c’est plus simple), les deux ‘amis’ couchent ensemble. Ce qui aura pour résultat de la faire fuir. Pour autant, nous n’en avions pas fini avec ce pseudo couple puisque dès que Christian se sait condamné, il part récupérer Liz et la demande en mariage (quel romantique !). Même en prenant le maximum de recul possible, tout ça est ridicule. S’ensuivent fiançailles, essayage de robes, mariage et… tada, rebondissement final nullissime.

Au chapitre des bons éléments, on remerciera Roma Maffia qui incarne une Liz très constante malgré les développements proprement incroyables de son personnage et Katee Sackhoff dont la joie de vivre et le talent donnent un coup de jeune à la série.

Mais c’est quand même un monde qu’une série médicale ne soit à même que de nous offrir un seul cas intéressant sur 8 épisodes (Budi Sabri). Et dire que 22 autres épisodes nous attendent !

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