Parenthood : The C Word (saison 4)

Parenthood saison 4

Suite à un examen de routine, Kristina apprend une mauvaise nouvelle qui chamboule toute la famille. Julia et Joel accueillent Victor au sein de leur foyer et le jeune garçon doit s’adapter à cette nouvelle vie. Amber travaille pour ses oncles à la Luncheonette. Sarah décroche un travail qui va bouleverser sa vie sentimentale.

Pour sa quatrième saison composée de 15 épisodes, Parenthood fait le grand saut : elle s’attaque à la storyline du cancer. Histoire classique du drama familial ou presque de nos jours, il n’y a rien alors d’étonnant à voir la série s’y coller surtout quand on sait que la femme du showrunner Jason Katims l’a eu. Cependant, cela peut être à double tranchant, car il n’est pas rare que les shows ne parviennent pas à représenter comme il faut la maladie et opte pour des raccourcis scénaristiques peu inspirés.

Dans Parenthood, c’est donc après une visite médicale de routine que Kristina découvre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Après une mise en place en douceur, le reste de la saison sera consacré à différentes étapes médicales et psychologiques pour le couple Braverman. Les scénaristes feront preuve d’une touche de sensibilité indéniable et les pleurs durant la première partie de saison se feront nombreux (et de là, je parle du point de vue du téléspectateur). Rapidement, la série démontre sa capacité à se frotter au sujet avec crédibilité. Conflits, tendresse et moments drôles (the vending machine !) en ressortiront.

D’une certaine façon, cette saison 4 de Parenthood est certainement celle de Kristina et Adam, mais les autres ne sont pas oubliés pour autant, principalement Julia et Joe. Ils accueillent chez eux Victor, un garçon dont la mère est en prison et qu’ils comptent donc adopter. L’enfant, plus âgée que Sydney, doit trouver sa place au sein de sa nouvelle famille, ce qui n’est pas très facile. Cela entrainera d’ailleurs des évolutions professionnelles pour Joe et Julia, les rôles s’inversant pour le coup – la seconde devenant alors le parent à la maison, tandis que le premier se lance dans un chantier plus important. Julia ayant été définie comme une femme quelque peu carriériste, ce revirement prend par surprise, mais ne sera pas totalement ignoré. Malheureusement, avec 15 épisodes, la question se révèlera plus que survolée alors qu’elle aurait mérité plus d’attention.

À un certain niveau, il est par ailleurs difficile de savoir si certaines coupes scénaristiques ont lieu pour une question de temps ou pour plus de facilités. Les difficultés financières qui ont toujours été présentes dans la série ne sont pas franchement évoqués ici, The Luncheonette se portant (bien que ce soit un business récent) particulièrement bien pour laisser la place aux problèmes de santé de Kristina. Crosby se retrouve ainsi à devoir gérer une voisine insupportable, mais ce sont les aléas de la vie dirons-nous. En tant que parent, le point culminant sera avant tout atteint au moment de se coller à la question raciale avec son fils – le temps d’un épisode. Pour Crosby et Jasmine, il s’agit alors de continuer à voir la famille s’installer et se développer tout en apportant une certaine dose de légèreté à la saison.

Cela ne peut pas être totalement délivré par Sarah, bien que son nouveau patron Hank, un photographe incarné par Ray Romano, fournit autant de moments de gêne que de tendresse et de drôlerie. La plus malchanceuse des Braverman (on ne peut plus trop lui disputer ce titre) est victime de scénaristes qui paraissent ne pas savoir quoi faire d’elle d’une saison à une autre. Après s’être lancée dans l’écriture d’une pièce, Sarah ne semble plus toucher à son crayon, et se retrouve tout simplement prise dans un triangle amoureux qui est sauvé par le jeu des acteurs. Que ce soit Jason Ritter ou Ray Romano, ils délivrent tous deux des portraits fort différents, mais tout aussi attachants l’un comme l’autre, qui consolident alors cette storyline.

À ce stade, Amber, la fille de Sarah, s’impose définitivement plus que sa mère. Sa vie a trouvé une certaine stabilité en travaillant pour ses oncles à la Luncheonette et sa romance avec Ryan dans la dernière partie de la saison se révèle aussi crédible qu’émotionnelle. Drew n’aura pas tant de chance, son histoire avec Amy ne semblant être là que pour nous mener finalement à la question de la grossesse adolescente, traité en un épisode et qui était plus que dispensable.

Cette saison 4 de Parenthood aura donc quelques (courtes) intrigues qui semblent avant tout se trouver dans un carnet des charges ; cela n’entache en rien la qualité de la série qui réussit toujours autant à véhiculer une large palette d’émotions – faisant passer des rires aux larmes. Il est un brin dommage que le final opte par contre pour une happy ending générale (à l’exception de Sarah) avec des conclusions trop précipitées. Face à cela, on ne peut alors qu’espèrer une saison 5 plus longue qui éviterait cela – et un peu de temps pour Camille aussi, la grande oubliée de cette fournée d’épisodes.

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