Clark découvre que Tess cache Alexander et utilise un artefact dont elle vient d’hériter de Lionel. Cela a pour conséquence très fâcheuse de le propulser dans une réalité parallèle dans laquelle il est Clark Luthor, frère de feu Lex et de Tess et qui met ses superpouvoirs au service du mal. Dans la bonne réalité, Lois, Tess et Oliver doivent combattre le mauvais Clark.

Bienvenue dans Fringe Smallville ! Après une petite pause et avant un dernier épisode pré hiatus, la série revient en très grande forme avec un épisode comme on en voudrait toutes les semaines. Le concept de la réalité alternée ou du double Clark n’est pas nouveau, mais il n’a jamais été aussi bien utilisé que cette fois-ci.

Il faut dire que tout est de la faute de Clark ! Ça fait combien de fois que l’on dit à ce garçon de ne pas ouvrir des artefacts kryptoniens sans se renseigner au préalable ?! C’est là que l’on constate qu’il est un peu lent, notre superhéros ! On va donc mettre cette nouvelle bévue sur le compte de l’émotion de découvrir que sa nouvelle amie Tess lui a caché l’existence d’Alexander qui s’est d’ailleurs gentiment fait la malle non sans avoir laissé quelques flippants dessins sur le mur !

C’est donc parti pour le monde obscur de cette réalité 2.0 qui prend une teinte grave et sombre. Et il y a de quoi puisqu’on y découvre pêle-mêle que Clark a été élevé par Lionel, qu’il a tué son frère, qu’il couche avec sa sœur, Tess (oui, il est adopté, mais quand même !), qu’il utilise ses pouvoirs sous le nom d’Ultraman qui a une méchante tendance à tuer ceux qui voient son visage. Pour ne rien arranger, Lois et Oliver sont fiancés et le Daily Planet a muté en LutherCorp Media.

Dans son malheur, Clark a la chance que Tess pige rapidement qu’il ne s’agit pas de son Clark et que Lionel ne se rende compte de rien (pour un temps très court). Mais le plus important c’est que les problèmes de Clark sont finalement terriblement réjouissants pour nous. Cette version alternée est si réussie et donne tant dans la tragédie grecque ou shakespearienne que l’on en vient à trouver le générique d’ouverture vraiment trop coloré et étincelant. Mais il est vrai que faire un générique différent pour l’occasion aurait ressemblé à un plagiat de cette saison de Fringe !

Évidemment, le switch entre les Clark est aussi problématique dans la bonne réalité qui hérite donc d’un psychopathe en puissance. Tess a beau être très douée pour la dissimulation, son frérot comprend bien assez tôt que sa Tess ne l’a pas suivi comme c’était prévu. Évidemment pour une question de temps d’épisode, ce qui se passe dans la Watchtower ne nous est pas montré, mais l’on se doute bien, au vu des dégâts occasionnés, que ça n’a pas été de tout repos pour Tess, Lois et Oliver.

Le subterfuge scénaristique de l’épisode permet de faire remonter à la surface nombre de storyline rapidement évoquées au fil des ans telles que le regret de Lionel de ne pas avoir eu Clark pour fils (dans la réalité alternée, il lui a demandé de tuer Lex, le message est clair) et surtout le sentiment d’abandon qui est au cœur même du personnage de Tess. Un peu mise de côté depuis deux ans, Cassidy Freeman, touchante en diable, montre ici toute l’étendue de son talent. De même, Tom Welling est particulièrement brillant dans les rôles confiés.

Luthor tient donc toutes ses promesses et démontre que les scénaristes savent tirer partie du passé pour en nourrir le présent et la fin de la série. Une réussite.

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