Spartacus: Blood and Sand - Legends (1.03)

Un jeu se prépare et Spartacus veut affronter Crixus, mais cela n’est pas au programme, il va alors tout tenter pour obtenir la place dans l’arène.

Spartacus est désormais un gladiateur de Batiatus et est persuadé qu’il obtiendra ce qu’il veut, mais il n’a clairement pas réalisé que cela ne se fera pas du jour au lendemain. En attendant, donc, il va devoir s’entrainer avec les autres et attendre que son tour soit venu, même si pour cette fois, il va un peu précipiter les choses.

L’épisode ne pouvant pas uniquement nous montrer des gladiateurs qui s’entrainent, nous allons commencer à voir les autres combattants développer de nouvelles facettes. Pour la majorité, cela consistera à la prise de connaissance de leurs légendes, de ce qui a fait leurs réputations. Tout ceci sonne faux et Spartacus n’y croit pas, mais on se doute que le but premier est de montrer qu’il est un peu arrogant et que même si les légendes ne sont pas totalement crédibles, il y a du vrai derrière.

Il faut reconnaitre également que cela n’aide pas à rendre Barca ou Crixus plus intéressant. Pour le second, on nous posera alors les bases d’une sorte d’intrigue romantique. Alors que les femmes haut placées comme Lucretia et Ilithya le veulent, lui n’a d’œil que pour Naevia, l’esclave de Lucretia. Par cela, Crixus apparait alors moins monolithique qu’auparavant, mais il y a encore du travail. Le problème est que toute l’attention est portée sur Spartacus qui est de plus en plus irritant et qui pousse les autres à n’être que des obstacles. Ceci n’est pas très constructif et il est alors plus appréciable de voir que Varro, lui, réussit à trouver une place plus large dans le tableau, ce qui le rend plus attachant, dans un sens.

Bref, il y a une grosse difficulté à trouver un équilibre entre le maintien des rapports de force et la construction des personnages.

Du côté de Batiatus, rien ne tourne jamais comme il l’aurait voulu et sa volonté à conserver Spartacus en vie commence à devenir de plus en plus dure à saisir.

Dans la forme, Spartacus semble trouver son équilibre, avec moins d’excès et plus de storylines, malgré ça, cet épisode s’étire un peu trop, mais on peut blâmer la longueur pour cela, 56 minutes, c’est légèrement trop. À défaut de poursuivre la montée qualitative sur second épisode, nous avons là un bon maintien, mais il va falloir que l’histoire décolle rapidement pour ne pas perdre tout son intérêt.