Susan et Bruce viennent d’aménager dans leur nouveau quartier. À peine arrivés, les voisins les invitent à une petite fête chez eux. Susan a du mal à quitter son ancien quartier et ses amis, mais est intriguée par le style de vie qu’on lui présente.

Nouveauté de l’été pour CBS, Swingtown se situe dans les années 70. On y suit 3 familles, ou du moins, principalement trois couples, dont deux ont des enfants. L’un représente le côté le plus conservateur et l’autre le plus ouvert, dirons-nous. Entre les deux, se trouvent donc Susan et Bruce, nouveaux habitants dans un quartier huppé et ouvert à de nouvelles expériences. En plus des parents, les enfants joueront aussi leurs parts dans l’épisode.

Il est assez clair que le but premier de ce pilot est de jouer sur tous les tableaux de manière à bien mettre en avant les éléments qui séparent tous les protagonistes. Ce n’est pas fait avec la plus grande finesse qui soit, abusant un peu trop de clichés pour marquer les différences.

Ne ressemblant à aucune autre série de la chaine, Swingtown joue à fond sur les décors, gadgets, références et la musique d’époque pour bien ancrer son ambiance. Il y a de bonnes choses, mais on frôle par moment la caricature, donnant à certaines scènes un côté presque comique.

Mais, vu le titre du show, on se doute bien que le sujet n’est pas la vie tranquille des Américains dans les 70’s. Ça Swing, donc, ça consomme de la coke, et plus encore. Le titre est presque mal choisi, car tout ceci fait quasiment de trop dans le décor. En fait, il faut bien avouer que le peu de scènes données aux enfants se montre plus intéressantes et intrigantes que les parents poussés vers les fêtes open bar et open, tout court.

Il ne faut pas croire pour autant que cette fiesta entre voisins est au centre de l’épisode, mais tout ce qui la précède ne semble être là que pour l’introduire, en faisant ainsi le point culminant de l’épisode.

Au final, Swingtown a montré avec son pilot quels seront ses thèmes de prédilections. Il y a de bonnes idées, des personnages qu’il faudrait sortir un peu de leur moule pour les rendre un peu plus intéressants en étant moins clichés. Le tout n’est pas désagréable à suivre, mais laisse un peu trop indifférent pour motiver à en regarder plus.