The 100 : Ne pas nuire (6.08)

27 Juin 2019 à 12:00

Après un épisode onirique dans les méandres des souvenirs de Clarke (Eliza Taylor), The 100 revient cette semaine à une formule plus classique. Très denses, les révélations s’enchaînent, presque autant que les mauvais choix qui semblent être le fil directeur de la semaine. Un à un, nos héros paraissent s’enfoncer dans des situations on ne peut plus difficiles. Mais pas d’inquiétudes, les scénaristes de The 100 sont pleins de ressources.

« I have a bed feeling about this. » — Diyoza

Alors que la Dream Team dirigée dorénavant par Bellamy (Bob Morley) cherche un moyen de sauver Clarke, Diyoza (Ivana Miličević) et Xavier (Chuku Modu) se rapprochent de l’Anomalie pour soigner Octavia (Marie Avgeropoulos) ; Madi (Lola Flanery) embrasse sa nature refoulée de Dark Commander ; et Abby (Paige Turco) se la joue Dr Frankeinstein en acceptant de créer des Nightbloods pour les Primes.

On se retrouve face à un épisode bien moins dispersé que ce que le pitch peut laisser croire. Cette heure avance avec une certaine fluidité et permet enfin aux nombreuses intrigues parallèles de se rejoindre. Mine de rien, beaucoup de points laissés en suspens que l’on aurait pu croire oubliés refont surface, une bonne première surprise. Sans parler d’épiphanie, on commence à voir se dessiner quelque chose d’intéressant, du moins qui a du potentiel.

Comme souvent au fil des saisons de The 100, l’objectif principal est clair : sauver Clarke. Bellamy informe la troupe que leur amie est encore en vie dans une scène d’une pauvreté graphique exaspérante, mais permettant un développement de personnages bienvenu. Bellamy, très transparent jusqu’ici, s’autorise quelques états d’âme et laisse comprendre que Clarke est sa priorité. Une orientation certes prévisible, mais qui va peut-être enfin permettre de désamorcer la tension entre ces deux-là.

Dans cette saison 6, tout le monde, quel que soit son côté de la force, a quelqu’un à sauver et se laisse aveugler par ses aspirations personnelles. Bellamy et Clarke, Abby et Kane (Henry Ian Cusick), Russel (J. R. Bourne) et Joséphine. On assiste au déploiement d’une guerre motivée par l’amour, c’est naïf, mais pas totalement inintéressant.

Cet épisode est également un tournant pour Madi et offre des perspectives prometteuses pour la suite. La jeune femme, écartée du groupe principal et accumulant dans son coin peurs et frustrations, est depuis quelque temps dans une position idéale pour prendre de mauvaises décisions, ce qui n’a pas manqué. Sa situation délicate à la fin de l’épisode, couplée avec un probable retour prochain de Clarke donne étonnamment envie d’en voir plus.

Loin de là, dans l’espace, Abby et Raven (Lindsey Morgan) continuent de subir l’ingratitude des scénaristes et évoluent en roue libre dans une sous-intrigue que l’on devine primordiale, mais qui ne parvient pas à susciter l’intérêt. Raven, dans tout le détachement qui la caractérise, a au moins le mérite d’hériter des meilleures punch lines du jour. L’épisode se conclut avec elles et sur un retour aussi attendu qu’étrange. Reste à voir ce que l’équipe créative compte en faire.

Bien loin de l’exaltation des débuts, ça sent le roussi pour Octavia, Diyoza et Xavier. Alors que, pour des raisons qui paraissent logiques à tout le monde sauf au spectateur, ils se dirigent vers l’Anomalie, on a droit à des révélations surprenantes sur Garbiel. Ce petit twist sortit d’on ne sait où donnerait presque envie de revenir en arrière chercher les indices passés à la trappe.

La mythologie de Sanctum et des Children of Gabriel continue de s’étoffer. Bien que très brouillonne, on parvient à desceller quelques messages intéressants. L’opposition entre les deux groupes est notamment de moins en moins évidente, tandis que le sous-texte religieux revient au galop.

Pour ce qui est de l’Anomalie et de la session hallucination, il faut juste se laisser porter, rien n’a vraiment de sens pour l’instant — si tant est que ça en ait un jour. On retiendra surtout les visions d’Octavia qui s’imagine parler avec Bellamy. Les liens fraternels qui les unissent a longtemps été un des piliers de The 100, les remettre sur le devant de la scène est une bonne idée.

En parallèle de tout ça, le couple formé par Murphy (Richard Harmon) et Emori (Luisa D’Oliveira) fait un pas en avant. Leur duo a toujours très bien fonctionné, notamment grâce à leurs interprètes, mais n’a jamais vraiment eu la place de s’épanouir. Cette semaine, ils ont droit à des scènes particulièrement touchantes et cohérentes avec les maigres développements de leurs deux personnages.

The 100 est donc en forme cette semaine et offre un épisode de mi-saison divertissant, efficace et qui se décide enfin à avancer. Après des semaines d’errance, le récit gagne en cohérence, même si le travail est loin d’être fini. Alors que de nombreux personnages sont encore sur la touche, le récit se recentre sur Josi-Clarke et sur Bellamy, l’avenir nous dira s’ils ont les épaules pour ça.

Tags : The 100 the 100 saison 6 moins...
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