The Tudors - Episode 3-2

La décision du roi de rompre avec l’Église Catholique a donné naissance à une rébellion, le pèlerinage de Grace. Henri VIII, dont une vieille blessure causée lors d’un tournoi le cloue au lit, envoie Charles Brandon faire face à la révolte. Malgré sa santé, cela n’empêche aucunement le roi de se trouver une nouvelle maitresse en la personne de Lady Ursula Misseldon.

Avant la sanglante répression, c’est l’heure des négociations. La politique et la religion sont donc intimement emmêlées pour ce début de saison, éclipsant quelque peu la vie privée du roi, sans pour autant que cette dernière ne soit pas présente.

Les personnages évoluent beaucoup au loin, très peu présents, car l’écran est avant tout occupé par le roi et les représentants du peuple.  Ces évènements nous annoncent la couleur quant aux changements que la cour risque de connaître, mais ces derniers ne vont pas réellement surgir au cours de cette saison. Nous avons l’habitude de la lente chute des figures politiques ou de celles des Reines.

Le roi est mécontent. Envers Cromwell. Charles Brandon en profite. Les négociations se passent donc bien et vite, malgré des débuts difficiles. Seulement, le problème ne peut être résolu aussi facilement, et il y a de fortes chances qu’Henri VIII apprécie peu les décisions prises par son ami, malgré le fait qu’il lui ait donné son aval. Il reste le roi, dans toute sa splendeur et son instabilité.

D’ailleurs, il y a fort à parier que Jane, la nouvelle Reine, l’apprenne assez rapidement. Elle a déjà oublié, et se mêle un peu trop des affaires du roi. Il lui rappelle une nouvelle fois de ne pas fourrer son nez dans la politique, seulement, il l’a actuellement fait avec douceur. Cette fois-ci, il lui remémore le destin des deux précédentes reines, mais cela ne reste que des mots, et Jane ne risque pas de s’arrêter là. Ainsi, Mary Tudor est de retour à la cour, ce qui représente deux femmes catholiques auprès du roi, et en cette période de conflit, cela ne joue pas en faveur de Cromwell. Il va alors être intéressant de voir comment Henri VIII va être développé par la suite, car si un aspect de sa personnalité a manqué au cours des précédentes saisons, c’est bien celui de la religion dans sa vision de son pays et de son existence. La séparation avec l’Église Catholique nous a toujours été présentée presque comme un caprice d’un roi voulant changer de reine, sans nous exposer les tumultes émotionnels que cela a pu engendrer sur sa foi. Un sujet qui mériterait d’être exploré.

Malgré l’omniprésence de ce conflit en gestation, le roi ne perd pas de vue les belles demoiselles de la cour, et a déjà porté son dévolu sur Lady Ursula Misseldon. À la différence de Anne Boleyn, cela n’a pas l’air d’agacer Jane Seymour, ou de la préoccuper outre mesure. Elle a décidé d’utiliser sa place auprès du roi différemment.

Un épisode dans sa narration mieux maitrisé que le précédent, continuant la mise en place et amorçant les évènements plus mouvementés à venir.

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CaroleC
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