L’accueil chaleureux que reçoit le roi dans le Nord le revigore alors que le passé de la reine la rattrape et menace sa situation.

Les vieux démons, incarnation des erreurs passées, sont au cœur de ce quatrième épisode. Si cela est une façon d’illustrer de nouveau tout le chemin parcouru par le duc de Suffolk, c’est pour la reine la mise en péril de son statut.

Les affaires politiques occupent beaucoup Henri VIII, et celles-ci ayant pour vocation d’assurer de nouveau la paix avec le nord de son royaume, Mary trouve sa place aux côtés de son père et roi.

C’est le premier signe de la place sacrée des enfants que nous offre cet épisode, épaulée par la suite par la scène entre Elizabeth et Édouard et renforcée quand le fils du roi tombe gravement malade. Sans surprise, toutes ces affaires se déroulent très loin de Katherine.

En fait, disons-le, quand le roi est au chevet de son fils, la reine a un autre homme dans son lit, et il ne peut y avoir mise en scène plus symbolique que celle-ci. En tout cas, cet enchainement de plans en dit plus que certains dialogues. Le précédent épisode s’était déjà chargé d’éloigner subtilement la reine de son roi, les images se chargent ici de nous montrer que cette séparation n’est pas que politique, mais qu’elle est quasiment complète, Katherine préférant la compagnie de Culpepper à Henri VIII. L’évocation d’un futur enfant s’ajoute à toute cette mise en scène, cet aspect-là ayant été toujours le gros point faible du roi. Celui-ci est pour le moment complètement inconscient de ce qui se passe, voyant en Katherine sa belle et parfaite reine. Cela ne va pas durer.

D’ailleurs, pour la reine, les troubles se manifestent quand un ancien amant à elle, Francis Dereham, fait surface. L’homme est tout simplement insupportable, persuadé que ses liens particuliers avec Katherine lui offrent presque un passe-droit. En tout cas, il ne respecte pas la bienséance et énerve tout l’entourage de la reine. En fait, Francis tend surtout à faire ressortir beaucoup les origines de la reine – qui ne sont pas royales –, de même que sa nature frivole et infidèle.

Car, si elle prend temporairement peur avec l’arrivée de Francis, elle ne va pas tarder à rappeler Culpepper auprès d’elle après lui avoir pourtant fait comprendre qu’elle ne voulait plus de lui. Ce dernier n’est pas non plus complètement stupide, sachant que le roi fera forcément tomber sa tête s’il parle. Il encaisse froidement la nouvelle et n’expose rien, ce qui lui offre en plus l’opportunité de faire plier Katherine quand elle le rappelle. Culpepper fait une démonstration de sa force de contrôle ici, justifiant encore plus comment il a réussi à se glisser sous les draps de la reine.

Enfin, alors que les louanges de Katherine sont faites, une lettre va être déposée sur le siège du roi, signe que la mascarade va bientôt prendre fin. Cet épisode semble donc avoir pour première vocation d’exposer l’équilibre que le roi a réussi à trouver, malgré le dérapage causé par l’Écosse. Quelques scènes imposent une véritable tension, mais l’épisode joue bien plus – de façon habile – avec l’idée du calme avant la tempête.

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CaroleC
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