Mordue par un loup-garou, Rose voit sa santé se détériorer. Damon décide d’entrer en contact avec Jules pour que cette dernière lui révèle comment soigner son amie, si remède il existe. Stefan veut quant à lui découvrir où se trouve Isobel dans le but de lui poser des questions sur Klaus. Caroline est prise dans un tumulte émotionnel, entre Matt et Tyler.

The Vampire Diaries est de retour pour sa seconde partie de saison, et elle revient en petite forme. En tout cas, on ne peut pas dire que l’épisode recèle de surprises, étant avant tout là pour mettre un point final (et un peu trop évident) à l’histoire de Rose.

La vampire a été mordue par Jules, loup-garou du coin, dont le comportement se révèle assez vite loin d’être très moral. Enfin, le problème avec nos amis les loups à ce stade, c’est clairement qu’on ne sait rien d’eux, si ce n’est une haine vivace pour les vampires dont l’origine ne parait à ce stade qu’être historique. Le personnage parvient quand même à prendre un peu d’envergure, et pourrait en effet ouvrir une porte sur ce monde dans lequel Tyler évolue, mais qu’il ne connaît pas du tout. Pour une espèce en voie de disparition, il semble qu’une petite réunion devrait avoir lieu à Mystic Falls, et on devrait avoir là une opportunité scénaristique qu’il ne faudrait pas manquer.

Lockwood devrait ainsi avoir la possibilité de découvrir ce qui se passe réellement dans sa ville, ce qui aura assurément pour conséquence de mettre un peu de piment dans sa relation avec Caroline, jeune femme fortement courtisée, mais qui ne demande qu’à ce qu’on lui fiche la paix ! D’un côté, l’équipe créatrice ne semble avoir aucune autre idée pour Matt, destiné à être le joueur de football amoureux de la jolie blonde.

En attendant, Rose est en train de quitter ce monde – ce qui a quand même pour fâcheuse conséquence de laisser penser que nous tenons avec cet épisode la raison de son introduction dans l’univers de la série, un passage qui fut de courte durée. Elle le fait avec un brin de folie, ce qui permet d’y mettre une certaine dose d’action, puis un soupçon de poésie quand on en vient à Damon. Bien entendu, l’occasion est saisie au vol pour renvoyer l’ainé Salvatore à ses vieilles habitudes – si ce n’est qu’il ne fait cette fois-ci que céder à ses émotions. Avec Rose est venue quelques regrets sur le statut humain qui tend clairement à laisser paraître que les vampires, d’un point de vue tout à fait général, aiment décidément se morfondre et ressasser (Plus de 500 ans et le deuil de sa mortalité n’a pas été fait !).

En se concentrant sur Rose, par extension sur Damon, et en mettant Elena dans ce rôle d’infirmière qu’elle affectionne tant, l’épisode éclipse ainsi l’absence de Stefan, déterminé à entrer en contact avec Isobel pour en apprendre plus sur Klaus. Il va alors falloir user de quelques pirouettes loin d’être inspiré (un vieux numéro de téléphone en possession d’Alaric, vraiment ?) pour éviter que cette possible recherche ne prenne 10 épisodes – car il faut bien avancer ! Enfin, nous n’assistons aucunement aux activités de Stefan, qui est à peine présent, mais ne réapparait pas tout seul.

Autant dire que la fin de l’épisode pose des attentes fortement plus prononcées que tout le reste de ce The Descent, trop mécanique et prévisible. On peut y voir là un épisode qui est là pour servir à se remettre dans l’ambiance, avant que les choses sérieuses ne reprennent.