The Vampire Diaries - The Night of the Comet (1.02)

Mystic Falls se prépare pour le passage d’une comète, mais au fond, elle a bien d’autres soucis. Comme Vicki a l’hôpital depuis l’attaque de Damon, ou Stefan tentant de limiter les dégâts causés par son vilain frère. Tante Jenna, quant à elle, se voit bousculer par le moralisateur professeur Tanner, au sujet de sa nouvelle responsabilité parentale.

Après le douloureux et donc très mauvais premier épisode de The Vampire Diaries, je dois bien dire que la motivation n’était pas présente pour la suite. Mais, il était difficile de faire pire que le pilote, ce qui fait que cela ne pouvait que s’améliorer.

Ce qui va se passer. Pas de révolution au tournant, quand même, n’allons pas trop vite en besogne, mais si le premier épisode était plus que pénible à suivre, The Night of the Comet est déjà plus regardable. Il ne réussit pas le miracle d’être potable de la première à la dernière minute, mais quelques améliorations rendent le tout légèrement plus digeste.

D’abord, la diminution de musique. Toujours présente, mais moins imposante, la pop nous casse moins les oreilles, et c’est déjà un soulagement. La sobriété se fait aussi ressentir dans le jeu des acteurs. Ce n’est pas pour cela qu’ils en deviennent bons, mais la diminution de mauvais dialogues les aide. À l’exception de Jeremy, qui est déjà le boulet de la ville, ou de la cruche de Caroline, simplement insipide.

Je ne pense pas que cela s’améliore tout de suite, par contre, c’est le ton un peu trop dramatique d’Elena et Stefan. La vie ne leur a pas fait de cadeau et ils ont décidé de jouer la carte du larmoyant et de l’émotionnel. Le show gagnerait fortement à les rendre psychologiquement plus forts. Elena sait geindre, ce qui a tendance à la rendre assommante. Elle joue les demoiselles à moitié adulte, auprès de sa tante, ou avec son frère, et il est plus que difficile de la trouver intéressante. Stefan souffre de son aspect ténébreux dépressif mal exploité, de mauvaises lignes de dialogues et d’un frère qui est tout l’opposé. Et si Ian Somerhalder n’en impose pas à toutes les scènes – car il souffre aussi de passages mal écrits – il est de compagnie bien plus excitante que le gentil frère.

Les jeunes de Mystic Falls – ou en tout cas, ceux qu’on côtoie à l’évidence – fréquentent tous les mêmes lieux et vont aux mêmes soirées. À l’heure actuelle, peu d’errements dans les couloirs de l’école, et d’ailleurs peu de construction scénaristique tenant la route. L’épisode ressemble par moment à un simple alignement de scènes, entre l’hôpital et les demeures d’Elena et Stefan pour nous conduire à l’évènement égayant la soirée : le passage de la comète. Dont on se fout totalement. À travers cela, Damon impose plus sa présence, pour faire comprendre qu’il va rester dans le coin, mais sans réellement daigner nous donner ses motivations – si ce n’est pourrir l’existence de son frère. Le défaut ici, c’est que tout ceci semble bien maigre pour nourrir la série, dont on a dû mal à réellement voir la direction, au vu de l’aspect feuilletonnant qu’elle a actuellement adopté.

Ce second épisode de The Vampire Diaries est donc moins pénible, ce qui est déjà une progression. Il y a encore beaucoup de chemin à faire, même trop, mais avec un peu de bonne volonté, on va peut-être y arriver.