The X-Files – The Jersey Devil / Le diable du New Jersey (1.04)

Mulder s’intéresse officieusement à une affaire qui pourrait bien être lié au diable du New Jersey. De son côté, Scully essaie d’avoir une vie.

Diffusion originale : 8 octobre 1993 / Fox

The X-Files est connue pour avoir ramené à la mode les légendes urbaines dans les fictions télé, car il faut bien le dire, c’est une bonne source d’inspiration pour tout ce qui touche au fantastique. La légende connecte à la réalité et l’imagination permet d’apporter la petite touche de surnaturel nécessaire. En tout cas, c’est suffisant pour les gens qui comme Mulder sont prêts à y croire.

On joue donc ici avec l’une des routines les plus célèbres de la série, à savoir : le scepticisme de Scully Vs.  La crédulité de Mulder. Cette fois, l’affaire est tellement inexistante que Dana ne va même pas chercher à suivre le résonnement de son partenaire et tentera d’avoir « une vie ». Le résultat ne sera d’ailleurs pas très brillant, ni pour l’un, ni pour l’autre.

Mais restons sur la vie de Scully. Selon l’aveu de Chris Carter, le but de cette storyline était de présenter un peu l’agent au public. La voir en dehors de l’ombre des affaires non-classées et nous esquisser la vie qu’elle finira par laisser en retrait pour privilégier son travail. C’est cette dernière partie qui se révèlera la plus réussie, étant donné que niveau développement, à l’exception de l’introduction d’Ellen, membre mystérieux de la famille que je n’arrive pas à replacer (a-t-elle fait une autre apparition), on ne peut pas vraiment dire qu’elle se montre différente de ce qu’elle est à son job.

Pour Mulder, c’est toute autre chose, car ce n’est qu’une illustration de plus de ce qu’il est prêt à faire pour satisfaire ses obsessions. Bien entendu, il aura un peu raison et cela animera l’épisode. D’ailleurs, au niveau de l’évolution de l’intrigue, il est appréciable de voir que l’approche mythologique est vite remplacée par une scientifique. La recherche de la mystérieuse créature impliquant même un vieux professeur d’anthropologie de Scully. Cette façon d’aborder l’investigation permet de lui donner une crédibilité qui contrebalancera l’obstination aveugle de Mulder. Il est tellement persuadé de ce qu’il chasse qu’il semble incapable de raisonner et de prendre la mesure de ce dans quoi il s’engage – la police locale ne voulant pas de lui et faisant tout pour lui nuire.

Ce n’est clairement pas l’enquête la plus mémorable de cette première saison, même arrivée à ce point-là. Malgré ça, la bonne maitrise des caractères des personnages permet à toute l’intrigue de prendre une direction intéressante et cohérente. Le problème le plus important est finalement la faiblesse de cette histoire de diable du New Jersey qui manque cruellement d’intérêt au premier abord et qui est réduite à l’état de prétexte assez rapidement, justifiant à peine la venue de Mulder au départ.