Titre : Desperate Neworks
Auteur : Bill Carter
Editeur : Broadway Books
Nb de pages : 432
Date de publication : 2006
Langue : Anglais
Prix : …$

Présentation : L’auteur de The Late Shift raconte ce qui s’est passé dans les coulisses des quatre grands networks US durant les premières années de ce début de siècles. De la chute de NBC à l’explosion ABC, en passant par la lente remontée de CBS et l’avènement de la télé-réalité.

Avis

Il y a une sorte de règle dans le milieu de la télévision US : avant qu’un hit ne se fasse, tout a été fait pour qu’il n’arrive jamais sur les écrans.

C’est un peu ainsi que l’on pourrait résumer le sujet de ce livre de Bill Carter. Ce dernier a mené son enquête et a récolté des témoignages afin de nous emmener dans les coulisses des quatre grands networks US du début des années 2000 : NBC, CBS, ABC et FOX.

Forcément, on sait comment tout se termine, mais il est impossible de deviner comment tout a commencé. Le livre, lui, débute avec Leslie Moonves, l’homme qui mit Friends et Urgences dans les mains de NBC avant de se retrouver à CBS, une chaine qui était moribonde et qu’il transforma pour la placer à la tête de la compétition.

Et c’est bien de ça qu’il s’agit : être numéro 1, car tout est une question de revenus publicitaire et il faut trouver le bon produit pour séduire le spectateur – entre 18 et 49 ans de préférence – qui attirera les publicitaires.

Desperate Neworks raconte comment Survivor a fini par arriver sur CBS, comment CSI et Lost virent le jour, comment Simon Cowell est devenu une star, mais surtout, comment Marc Cherry créa Desperate Housewives et est parvenu à en faire une série qui changea ABC.

Bill Carter évoque également l’univers de l’information et les chamboulements qui ont eu lieu au niveau des présentateurs, sans oublier quelques scandales. Il parle aussi de l’aspect plus entrepreneurial, s’intéressant aux hommes et aux femmes qui font la télévision.

Le tout étant toujours mis en perspective avec dans la ligne de mire les fameux revenus publicitaires et les égos démesurés.

Comme je le disais, on connait comme cela se termine, mais Carter possède un style fluide et découpe ses chapitres afin de délivrer tout ce qui est nécessaire pour tout saisir. Cela s’enchaine en essayant de suivre une certaine chronologie, mais certains allés-retours dans le temps sont parfois obligatoires pour que l’on ne rate rien.

Globalement, c’est une œuvre captivante, instructive, et passionnante qui permet de mieux comprendre ce qui s’est passé à la télévision américaine avant 2006. Certes, on aimerait avoir la suite, mais étant bien ancré dans une période prédéterminée, Desperate Neworks ne risque pas de devenir obsolète et possède ainsi une valeur historique indiscutable.