Doctor Who – The Lodger (5.11)

Par • Publié le : 12/06/2010 à 21:05 • 6 commentaires.

Il y a une maison sur Aickman Road, avec un escalier que des inconnus empruntent pour aider d’autres personnes, mais ils ne reviennent jamais de l’appartement d’en haut. Alors qu’Amy se retrouve seule dans le Tardis, le Docteur devient colocataire de l’appartement d’en bas pour élucider le mystère.

Avec une conclusion en deux parties, The Lodger est le dernier épisode avant le bouquet final, si je puis dire, et les toutes dernières images seront annonciatrices du double épisode à venir.

Mais, laissons « the crack in the universe » dans son coin, car cette semaine, avant les choses sérieuses, Gareth Roberts nous offre une histoire bourrée d’humour, d’un peu de romance, d’une dose de football (pour coller à l’actualité de la coupe du monde), et d’un gros mystère ; un épisode inspiré de son comic strip qui mettait en scène Ten, Rose et Mickey et qui fut publié dans Doctor Who Magazine en 2007.

Le Lodger, c’est donc Eleven, qui prend une chambre dans l’appartement de Craig Owen (James Corden, car cette saison de Doctor Who ne semble jamais se lasser d’aligner les noms), où l’on y trouve une référence visuelle à Van Gogh. C’est un type tout ce qu’il y a de plus normal, dont le principal souci est de déclarer sa flamme à Sophie (Daisy Haggard).  Enfin, juste avant l’arrivée du Doctor qui va s’imposer, cuisiner, travailler… Bref, faire l’humain. Et, c’est plus difficile qu’il ne l’avait imaginé.

Roberts exploite donc l’étrange comportement du Doctor en le mettant face à des personnes qui ne connaissent pas ses particularités, et qui ne sont pas suffisamment connectées à l’étrange ambiant pour adhérer à toutes ses lubies. Mais, il faut le reconnaître, toute l’excentricité du Doctor joue en sa faveur, et celle-ci va être poussée à son maximum. Pas de John Smith pour passer plus humain, mais Doctor comme nom de tous les jours, malgré encore une fois des références aux anciens Doctor qui en deviennent assez lassantes.

J’aime bien Amy Pond, mais je trouve le Doctor au meilleur de sa forme cette saison quand il est seul, et Matt Smith excelle dans le registre de la comédie décalée. Il a totalement pris possession de la personnalité envahissante, prétentieuse et étrange du 11e Doctor et ce type d’épisode met clairement en valeur le personnage et son interprète.

Celui-ci brille par sa capacité à nous fournir des scènes on ne peut plus divertissantes avec l’excellente omelette (bien qu’elle n’en a pas l’air à la préparation !), la scène de la douche, ou le match de football ; cela n’empêche pas le Doctor de travailler à découvrir le danger qui rôde et qui menace une Amy bloquée dans le Tardis, mais il faut bien avouer que la partie humaine prend le dessus sur les éléments surnaturels, qui ont en plus l’avantage d’être volontairement en retrait.

Il y a quand même quelques points noirs à souligner : le danger très répétitif de l’appartement du dessus et le fait que la menace pesant en même temps sur Amy n’arrive pas à prendre de l’ampleur. Il me fut bien difficile de m’inquiéter pour sa vie.

Enfin, The Lodger est le parfait épisode avant la conclusion de la saison, le dernier moment de détente avant que la tension grimpe à son maximum, que River Song fasse son retour, et que la boite de Pandore soit ouverte.

Les autres series

Vos Commentaires

6 commentaires | Suivre par flux RSS les commentaires de ce billet.

  • bioniccheese |

    J’ai beaucoup aimé cet épisode, j’ai été prise du début à la fin. C’était drôle (et à mon avis, c’est l’épisode le plus drôle de toute la série!), touchant, une intrigue qui fonctionne bien, et puis il y avait James Corden et de juste le voir j’ai eu le big smile. Après, étonnement, Amy ne m’a pas vraiment manqué. Comme quoi, la série pourra toujours se passer de ses compagnes mais jamais du Doctor.

  • Lo |

    Effectivement un très sympathique épisode.
    Et il est vrai que si, pour le moment, je suis un peu déçue (toutes proportions gardées) de cette saison, elle aura au moins eu le mérite de me faire complètement à 100 % sans l’ombre d’un doute adhérer au 11ème docteur et à son formidable interprète. Et c’est déjà pas si mal!

  • Raphaël |

    Cet épisode remet bien des pendules à l’heure :
    1 – Le 11ème docteur peut être vraiment très drôle, très attachant, et pas si présomptueux que ça
    2 – La série est encore capable de nous pondre des épisodes drôles, même très drôles, sans que le côté fantastique/intriguant/surprenant en pâtisse de trop
    3 – Je sens qu’on va avoir un truc de gros furieux pour le double-épisode des cracks in the wall :-)

  • Drayke |

    Du grand Moffat, du grand Doctor Who, et du très grand Matt Smith. Après l’épisode sur Van Gogh, je suis aux anges, de quoi faire oublier l’insipide double épisode aux lézards.

    Dommage pour le crack in the universe tout moisi, mais bon on en a pris l’habitude. Je suppose que pour le dernier stand-alone avant le final, on ne pouvait de toute façon pas y échapper.

    Je cite un commentaire posté il y a quelques semaines qui résume à la perfection ce que je ressens ce soir:

    Il fait bon être fan de Doctor Who en ce moment.

  • Antouziast |

    Cet épisode était génial et je pense que je ne regarderai pas le prochain épisode la semaine prochaine et que j’attendrai d’avoir les deux pour les regarder à la suite, en plus je serai en période de BAC la semaine prochaine..

Laissez un commentaire

  1. Utiliser une adresse mail valide.
  2. En français, svp.
  3. Dans le cadre des critiques : Merci de ne pas parler des épisodes suivants.
  4. Pas de liens dans les commentaires.
  5. Les commentaires signalant des erreurs seront supprimés après correction.
  6. Les commentaires ne servent pas à faire des news. Si vous voulez, nous pouvons les relayer, il suffit de nous écrire.
  7. Merci de rester civilisé.
  8. Pour afficher votre avatar : Gravatar.com
  9. Consulter les Conditions Générales d'Utilisation.

Trackback(s)

Faire un lien vers cet article : Permalink.

  1. [...] il fait un petit passage chez Craig Owens (James Corden), son colocataire de l’épisode The Lodger (5.11). Une réunion qui se devait d’être brève, mais quelques fluctuations électriques et autres [...]