Après l’annonce de sa condamnation des plus clémentes, Hank se rend avec Abby à un diner chez Stu. Là, ils retrouvent Karen, Ben, Charlie, Peggy, Sasha, et Eddie Nero pour un repas plein de surprises.

Toute cette affaire de procès se conclut comme si de rien n’était. Une légère condamnation, rien de grave au final au vu du crime pour lequel il était jugé : Hank s’en sort bien. Le but de toute cette histoire n’était pas de l’envoyer pourrir derrière les barreaux, mais de lui donner l’opportunité de voir ce que ça ferait de risquer de tout perdre. Dans un sens, il a perdu Karen, mais pas sa fille, ce qui est plutôt une fin heureuse.

En tout cas, il manquait une chose importante dans cette saison 4 de Californication : la Diner Party. Ce rituel qui nous a donné tant de scènes mémorables revient encore plus déjanté que jamais. Il faut dire qu’avec Eddie Nero, ça promettait d’être coloré, mais avec en plus Peggy l’hystérique nymphomane, le Runkle, un Hank profitant pleinement de sa liberté, beaucoup d’alcool, et Stu, la recette est véritablement explosive et le délire est complet. Ce diner va entrer dans les annales de la série.

Ceci n’est cependant pas la fin, car un montage – une nouvelle fois – au son des Rolling Stones et de leur You Can’t Always Get What You Want, toujours pleine de significations, va nous entrainer sur le tournage du film de Fucking & Punching, entre hallucinations métaphoriques et conclusion symbolique.

Avec ce diner plus que survolté, ce season finale parvient à être mémorable, mais cette saison s’achève tout de même après avoir évité soigneusement tous les plus gros risques qu’elle semblait vouloir prendre quand elle a commencé. L’introduction de l’épisode donne le ton, confirmant le côté prétexte plus que menace de tout ce drame qui concluait pourtant si bien la saison 3. Nous n’avons cependant pas un retour à la case départ, car même si Hank veut vivre avec les fantômes de son passé, il est temps qu’il les laisse derrière lui, et c’est un peu ce qu’on essaie de nous dire, mais avec la difficulté que Tom Kapinos parait rencontrer à chaque fois qu’il tente d’aller de l’avant, on ne peut pas dire à l’avance si Hank va réellement faire quelque chose de nouveau par la suite, ou nous rejouer une fois de plus – et peut-être de trop – les mêmes classiques du show.

…And Justice For All est au final une conclusion plus que convenable, parvenant à être à la fois folle et mélancolique (mais pas simultanément), ce qui est la définition de Californication. Et puis, la fin est un au revoir plein de possibilités, ce qui se marie bien avec le fait qu’un chapitre se ferme et qu’un autre est sur le point de s’ouvrir pour Hank. C’est donc un season finale qui remplit son office.