Un an s’est écoulé pour Abby et Connor, toujours coincés au Crétacé. Avec les échecs des missions de recherche, des changements majeurs ont eu lieu au sein de l’ARC en termes de financements et de personnels.

Après multiples rebondissements, Primeval ou Nick Cutter (aujourd’hui décédé) et les Portes du temps est de retour sur le petit écran. Nous avions quitté la série avec Danny Quinn se retrouvant coincé après la fermeture d’une porte à une époque, ainsi qu’une situation similaire pour Abby et Connor, à une période différente.

La série revient donc avec pour première mission de fournir une introduction à tous les changements qui ont eu lieu durant le laps de temps qui s’est écoulé. La disparition de quasiment toute l’équipe a eu de fortes conséquences sur l’organisation de l’ARC, dont le seul survivant est Becker Sarah Page étant morte sur le terrain.

Il faut donc reconnecter avec l’univers, et ce n’est pas le plus compliqué, Primeval ne demandant pas non énormément de réflexions. L’attachement pour Connor et Abby reste palpable, de même que celui qui fut développé pour Becker en saison 3 – malgré le fait qu’il fut assez sous-exploité. Retrouver les têtes familières, dont un James Lester en forme, se révèle être plus agréable qu’il n’y parait, et heureusement, car la suite ne s’annonce pas aisée.

En effet, la présentation des nouveaux personnages doit avoir lieu et celle-ci se fera difficilement, l’histoire peinant à trouver un équilibre entre les différents éléments qui la composent. L’ensemble se centre quasi immédiatement autour de Matt, nouveau chef d’équipe à l’ARC, si ce n’est que notre absence de familiarité avec cette nouvelle tête d’affiche venant avec un background mystérieux promettant d’animer la série n’est pas aisée. En le propulsant au premier plan, l’intrigue nous l’impose alors qu’aucune sympathie pour l’homme en question n’a pu encore naitre. Ce phénomène n’est pas aidé par quelques pointes d’arrogances, ces dernières étant disséminées à différents endroits, cherchant à faire comme si tout ce beau monde était vraiment cool, ce qui n’est pas forcément le cas – l’histoire passée de la série tentant qui plus est à démontrer que c’est à l’aide des faiblesses de ses personnages qu’elle s’est construite.

Matt ne vient pas seul, l’équipe étant complété de l’actuellement agaçante Jess, venant endosser le costume de la jeune femme high-tech derrière son bureau ; plus prometteur, en tout cas pour ce qu’il représente, c’est l’introduction de Philip Burton, investisseur privé, l’ARC ayant eu besoin de fonds différent pour survivre.

Pour le coup, le retour de Abby et Connor à  notre époque se fait désirer, et l’épisode semble étirer beaucoup trop ses scènes, ne parvenant clairement pas à poser son nouveau contexte avec fluidité. Il en ressort des lourdeurs tout du long et des maladresses scénaristiques rendant l’ensemble moins digeste qu’il ne se devrait d’être.

Primeval fait ainsi un retour difficile et compliqué. L’absence et la mise en place peuvent servir d’excuses pour un certain nombre d’erreurs, sur lesquelles on peut plus aisément passer dans une reprise. La suite se doit donc de remonter le niveau rapidement.